Ré la Blanche

Nature - Poème

galles - Ajouté le 01/08/2010 à 18:19

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    Ré la Blanche

     

     

    Lovée dans ma torpeur,

    Les minutes défilaient

    M’inondant de sueur.

    J’avançais dans le noir,

    Désabusée, fébrile.

    Mais le ciel, jusque-là

    Parasité de gris

    Soudain se déchira.

     

    Elle était devant moi,

    Eden océanique

    Indolent et pudique,

    Ne livrant de ses charmes

    Rien qu’un trait fugitif.

    Venelles sinueuses,

    Vertiges du passé

    Où la rose altière

    Se fait parfois trémière.

    Maisons aux volets verts

    Et chais aux volets bleus

    Posés cahin-caha

    Sur ce grand bras de terre

    Dont les plages immenses

    Sont battues par les flots.

    Marais salés d’azur

    Aux contours indécis

    Tracés négligemment

    Par une main d’artiste.

    Esquisse lumineuse

    Dont le soleil blanc

    Nie presque la couleur.

    Délicieux aparté

    Que l’envol des oiseaux

    Vient déjà parafer.

     

    A présent devant moi,

    A demi-éveillée,

    Ré la Blanche se dresse,

    Rêve ou réalité ?

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