Dans ma tête cent fois j’ai répété la scène
Et prié le sommeil de me parler de toi,
De muer ce silence, ce prélude à la mort
En une sensuelle et douce somnolence.
C’est elle qui m’a portée jusqu’à ce rendez-vous
Au fond de cette nuit, dans cette chambre close
Que mon regard troublé a dessiné pour nous
Et où je te rêvais docile et virtuose.
J’avais banni les mots et la médiocrité
Qu’ils engendrent souvent à force d’être usités,
Esclave d’un désir que me laissait sans voix,
Pareille à une soif qu’on ne peut étancher.
J’ignorais que la terre pouvait se faire houleuse
Il a suffi de toi et de tes mains sur moi,
De ce que l’on ressent mais qui ne se dit pas
Pour me sentir de chair, pour me sentir de sang.
Commentaires (1)
Par REMI CAMPANA | il y a presque 2 ans
bravo,J'aime beaucoup... merci.
Abus