Constat d’échec
Combien m’a-t-il fallu composer et attendre
Torturée par ces maux que seules peuvent comprendre
Les âmes écorchées qui, de la multitude,
Puisent en silence toute leur solitude.
Ces maux d’aucuns disent si grands et innocents
Quiconque souffrit un jour en pèse le tourment.
Chaque union est naufrage, est amère douleur
Et la vie elle-même n’est-elle pas un leurre ?
Pourtant n’est-il pas doux de croire
Ne serait-ce qu’un instant
A des cieux plus cléments
Quand ils ne dureraient qu’un soir ?
C’est le lot de chacun, c’est le mien aujourd’hui.
Inexorablement je conjugue au passé
Tous ces moments précieux et souvent surannés
Que le temps assassin a daigné me laisser.
Tant de mots distillés comme un divin nectar
Arborent avec le temps la couleur du noir,
Alors qu’hier encore je nourrissais l’espoir
Qu’il suffisait d’aimer, qu’il suffisait d’y croire.
De ce temps il me reste un sentiment diffus
Qui peu à peu en moi, parle comme un refus.
Tout n’est que dérision, dors …
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