Un œil grand ouvert. On sent tous les vertiges liés aux trous sous les lacrymes. Et on, au bord. Posé sur un cil, on envisage de s’en défenestrer. Pas pour la noyade, juste pour la chute, à la limite pour crever la grandeur oculaire. Et pas par rancœur, colère ou un quelconque élan, plutôt par quelque chose comme le désœuvrement, le soudain arrêt des machines agissantes. Un piston s’est assoupi, une rotule n’est pas huilée, un souffle immotivé.
Alors on se dénude, détendu aspiré, le cil s’adapte parfaitement à la rondeur de notre cul, on fait quelques mouvements –avant, arrière- pour goûter son élasticité, on douceur de balancelle, le cil se glisse entre deux globes, au creux du ventre ça crée juste ce qu’il faut de haut-le-cœur pour se croire sur un manège à dégueuler des sueurs dorsales. On bassin, on accentue les douceurs de balancelles, entre la norme pour évitement des scolioses et l’aberration des dérives. Avant le cil opère de subtiles manœuvres clitoridiennes. Et la tempête. Arrière accalmie des turgescences de tétons. Et l’apaisement.
On est entre. Bordel ce qu’on est entre nos cuisses le cil se fragilise, des noirceurs artificielles jouent les dégueulasseries de fond de poche sur notre entrejambes. C’est le mascara pour maquiller qui s’écaille, le cil s’assouplit. Et on commence à glisser, d’abord imperceptiblement vers puis indéniablement vers puis si vite vers. Dans un sursaut saisir la racine du cil, se hisser sur le rebord de la paupière, y planter ses griffes en attendant l’orgelet.
Commentaires (1)
Par omicron | il y a 10 mois
Bravo.
Abus