" Il y eu deux jours dans cette vie qui ne furent pas pour moi.
Deux instants, qui ne m'était pas destiné.
Deux moments, où je n'aurais pas du être là,
Deux jours, pour lesquelles je n'aurais pas dû être né. "
Et le verre se remplit.
" Le premier de ces jours,
fut celui où je la rencontrai. "
Et d'un trait.
" Ses lèvres de carmins m'empoisonnèrent,
Tandis que ses mensonges, se jouaient de moi,
Quel délice bien amer,
Et en ses yeux mon âme s'emprisonna.
De ces rires faussement sincères,
A cette fausse joie qui me trompa.
Et de toutes ces manières,
dont elle se joua de moi."
Et la bouteille se vida.
"Deux jours...
Le deuxième fut juste celui où je la perdis.
Je vis son visage partir,
Avec ma raison d'être.
Les mensonges s'éteignirent
Avec tous ses faux paraitres.
Et de tout j'appris,
Que je n'aurais du être
A ces deux jours maudits ! "
Et le bouchon sauta, tandis que se levant il hurla dans son patois.
Et la nouvelle arriva.
" Deux jours...
Et je me rendis compte qu'avec le temps,
Je me perdis tout respect,
Mes sentiments vacants,
Et mon coeur défait.
Car il y eu dans cette vie deux jours qui ne me furent pas destiné.
Deux instants pour lesquelles je n'aurais pas du être né.
Deux moments où je n'aurais pas dû être là,
Deux jours qui ne furent pas pour moi. "
Et le vieux poète se rassit, fier, fatigué. Il leva son verre.
Et d'une voix à peine audible, il murmura :
" Puisses tu un jour, toi aussi, connaitre une aussi belle souffrance que celle là ! "
Commentaires (1)
Par saki | il y a environ un an
à la tienne!
Abus