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Inter-feel

Fiction - Autre

Amanalat - Ajouté le 27/08/2012 à 23:19

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    Inter-feel

     

    Le calme du ciel envahissait Nathan. Il resta quelques secondes ainsi, apaisé, puis un léger frémissement de culpabilité le décida à prêter attention à ce qu’il se passait en classe. Devant une classe forcément attentive, le professeur de philosophie, Claude Erat, donnait son cours sur la servitude volontaire.

    « Il suffit donc de rien pour que se développe ce principe de servitude. Sans même que nous en ayons conscience. C’est là toute sa force. C’est une contrainte que l’on subit mais que l’on accepte, soit car on l’estime légitime, soit car on ne s’en rend même pas compte.».

    Chaque élève présent en classe pouvait sentir l’ardeur communicative que le professeur transmettait. Nathan regarda les élèves, et différentes émanations de concentration et de réel intérêt transparaissaient. Personne ne parlait, tous écoutaient.

    La sonnerie retentit.

    « Bien, continua le professeur. Pour demain, je veux que vous me trouviez chacun trois exemples de servitude volontaire que vous subissez dans votre vie. Ensuite nous confronterons nos opinions et vous verrez, vous serez surpris du résultat. »

    Les élèves se levèrent presque instantanément pour se rendre dans la cour. Nathan attendit tranquillement ses amis au point de rencontre habituel. Il vit tout d’abord Nadir  et ressentit le plaisir que son ami avait à sortir prendre l’air. Il croisa ensuite le regard de Sophie et, comme d’habitude, ressentit un picotement d’émotion au cœur qu’il savait réciproque.

    « Tu as fini le jeu, hier soir, Nadir, n’est ce pas ? Qu’est ce que tu en penses?»

    Nadir sourit.

    « Focalise Inter-feel sur moi, tu verras ce que j’en pense ! »

    Nathan ferma les yeux et se concentra sur le flux émotif qui provenait de son ami. Il perçu soudain l’immense joie qu’avait éprouvé Nadir, mêlé à de la fierté et d’une pointe de déception. Il ouvrit les yeux.

    « Alors ? dit Nadir.

    - Joie et fierté de l’avoir enfin fini, déçu car la fin est aussi mauvaise que ce que je t’avais dis ! »

    Nadir explosa de rire et cette bonne humeur contamina instantanément Nathan et Sophie. En sensation plus légère, il avait toujours ce picotement qu’il éprouvait à proximité de Sophie. Et que bien sur il ne pouvait pas lui cacher.

    *

    Il rentra chez lui. Ses parents étaient dans la cuisine. Il sentit la légère réprobation de son père  alors qu’il se ruait devant un film multi-dimension (visuel, odeur, émotion). Il promit qu’il n’y resterait qu’une heure, et la satisfaction de son père qu’il ressentit lui suffit pour toute réponse. De toute façon, les gens parlaient beaucoup moins depuis qu’Inter-feel existait.

    Ils mangèrent devant le journal télévisé. A chaque titre de l’actualité, ils percevaient les émotions empathiques du présentateur. Il parla de cette fameuse communauté, dans la banlieue ouest de la ville, qui refusait de se connecter au Réseau et vivait en presque autarcie à cause de leur choix de vie marginale. En voyant ces images, Nathan ressentit une sorte de pitié pour ces personnes…et de dégoût. Il ne comprenait pas ce rejet du progrès qui permettait d’échanger encore plus et qui, surtout  avait simplifié la communication de manière extraordinaire.

    Une fois seul dans sa chambre, il mit sa main dans son oreille gauche et se débrancha du Réseau quelques instants pour travailler. Quand sa mère entra, il sursauta et se rebrancha immédiatement.

    « Tu pourrais prévenir !

    - Ta porte était grande ouverte Nathan, tu aurais voulu que je la referme juste pour pouvoir frapper ?

    - Au moins je t’aurais vu en étant directement connecté. »

    Sa mère sourit.

    « Tu sais, il n’y a pas si longtemps, les gens se voyaient sans l’intermédiaire du Réseau, sans échanges d’émotions numériques. Quand j’étais petite, nous communiquions uniquement par gestes et par paroles. »

    Nathan sourit à son tour.

    «  Oui je sais. Et la génération d’avant n’avait pas internet, et il y a trois cent ans, nous n’avions pas le téléphone. C’est le progrès maman. Tu aimes bien, pourtant, Inter-feel. 

     - Bien sur que j’aime bien. Et puis c’est indispensable maintenant, ne serait ce que pour le moindre entretien. Ce que je veux dire, c’est que tu n’as pas à t’inquiéter si de temps en temps tu n’es pas connecté en parlant à une personne. Tu n’en mourras pas. »

    Elle sortit. Nathan s’allongea dans son lit et, comme il le faisait à chaque fois, partagea quelques émotions apaisantes à travers le Réseau, pour se mettre en condition pour dormir. Inter-feel pouvait proposer les mêmes sensations que la musique, sauf qu’il n’y avait plus le biais des notes et des accords pour les ressentir. Tout était plus direct.

    Au moment de s’endormir, il ne put néanmoins pas s’empêcher de repenser à cette seconde qui l’avait perturbé, même s’il ne savait pas pourquoi.

    Cette seconde où il avait vu sa mère sans être connecté. Et où il avait l’impression de faire face à une parfaite inconnue.

    *

    Nathan était né il y a seize ans, deux ans après la généralisation d’Inter-feel. Ce Réseau social proposait un concept révolutionnaire : en plus d’échanger sons, images ou textes, il proposait de connecter les gens à travers les émotions. Une fois que les deux parties étaient d’accord, l’échange des sentiments réciproques permettaient une connexion jamais atteinte auparavant. Toutes les mauvaises interprétations possibles qui existaient lors d’un classique échange gestuel ou oral étaient abolies. En cas d’incompréhension, une simple connexion au Réseau permettait de clarifier la situation. On ne communiquait plus, on ressentait. Depuis lors, les innovations n’avaient cessé, notamment en médecine, où des personnes incapables de parler pouvaient enfin s’exprimer par ce moyen.

    Lors des premières années des émotions numériques, de nombreuses voix avaient protesté. On leur avait répondu qu’un film ou qu’une musique n’étaient rien d’autre qu’une composition de codes binaires lorsqu’elles étaient transmises. De plus, les avantages technologiques de cette découverte avaient balayé les maigres contestations : un homme politique se devait d’avoir son Réseau ouvert et ne pouvait plus mentir. La police avait vu son efficacité décupler : aucun malfrat ne pouvait masquer ses émotions. La méthode forte avait disparut. Ainsi, en moins de dix ans, le Réseau s’étendit sur presque toute la planète. Chacun se mit à laisser son profil entièrement libre, comme gage de sa bonne foi, suivant l’adage que s’il n’y avait rien à cacher, il n’y avait rien à craindre. L’ouverture des sentiments permettaient à chacun d’y voir plus clair. Si une personne en aimait une autre, il n’avait qu’à se brancher à elle pour savoir si cela était réciproque. Pas de longue discussion, pas de séduction, toutes ces gesticulations appartenaient désormais à un temps révolu.

    *

    Nathan se réveilla. Il alluma la radio, la bonne humeur de l’animateur l’envahit instantanément, lui faisant oublier ses angoisses de la veille. Il descendit et retrouva sa mère et son père. Réseau ouvert, il n’eût plus la moindre inquiétude en les voyant.

    Il se rendit en cours. Chaque matin, une gamme d’émotions proposées par les autres le traversait : joie, préoccupation, léger stress…depuis que les sentiments étaient partagés, la plupart des ressentis négatifs avaient été éradiqués. Désormais, l’humanité se devait d’être unie dans la bonne humeur.

    Il s’installa en classe, papotant avec Sylvie et Thomas en attendant le professeur. Celui-ci arriva, envahissant immédiatement la pièce de son habituelle bonne humeur.

    Il se posa au milieu de l’estrade, souriant, et regarda ses élèves.

    « Bonjour à tous. Je vais commencer par votre devoir de la veille. Avez-vous pu trouver quelques exemples de servitude volontaire ? »

    Quelques bras se levèrent.

    « La démocratie ?

    - Pourquoi ?

    - Car nous acceptons de nous en remettre à d’autres pour des décisions qui nous concernent tous.

    - Très bien. Autre chose ?

    - La télévision.

    - Pourquoi ?

    - Car nous acceptons de nous baser sur les autres pour nous faire notre propre opinion.

    - D’accord. Sinon ? »

    Quelques autres propositions furent avancées.  Au bout d’un moment, le professeur les interrompit.

    « Bon. Je vais conclure ce cours par une expérience. J’espère qu’elle vous marquera et que vous la retiendrez, même longtemps après. Vous êtes prêts ? »

    La joie communicative qui émanait de lui envahit les élèves qui acceptèrent avec plaisir.

    « Très bien ».

    Le professeur porta sa main à son oreille gauche et se débrancha du Réseau.  Un silence soudain et total suivit ce geste.

     « Qu’est ce que vous ressentez, là, maintenant ? »

    Personne ne répondit.

    « Qu’est ce que ça vous fait de vous retrouver en face d’une personne qui n’est plus connectée à Inter-feel ? Qui redevient imprévisible ? Je vous fais des leçons depuis des mois sur le libre arbitre, l’importance de la décision, mais vous ne l’avez jamais expérimenté. Et là, pour la première fois, vous êtes confronté à votre propre opinion. Vous ne vous basez pas sur ce que « ressent » l’autre pour établir votre avis, mais sur votre interprétation. Et tout ce que vous avez à l’intérieur de vous, dorénavant, c’est un vide immense. Car vous êtes nés dans ce système. Vous êtes shootés aux sentiments guimauves et policés, qui ont fait disparaître la majeur partie de votre personnalité. »

    Nathan prit la parole.

    « Mais c’est notre monde, Monsieur. On a toujours été comme ça, et cela nous a toujours convenus.  »

    Le professeur soupira.

    « Je me doutais bien que cela ne suffirait pas à vous faire réagir. Dans ce cas, je vous demande de bien observer ce que je vais faire. Et surtout, posez-vous deux questions : qu’est-ce que vous ressentez, et qu’est-ce que vous devriez ressentir. »

    Il avança vers le mur, ouvrit la fenêtre et grimpa sur l’embrasure.

    « Bon courage pour la suite »

    Puis il sauta dans le vide.

    Nathan regarda la fenêtre, puis entendit un son de choc, quelques secondes plus tard. Alors une question surgit en lui, la première de celles qui allaient fendiller son univers.

     « Pourquoi est ce que je ne ressens rien ? »

    *

    RESUME

    TOME I

    Nathan, héros central des trois tomes, vit dans un futur proche où la grande majorité de l’humanité a adopté Inter-feel. Ce réseau propose le concept Révolutionnaire de partager ses émotions et également de vivre celles des autres. Trouvailles scientifiques, gadgets divertissants, ce Réseau va par la suite profondément modifier notre société, étant adopté par toutes les strates de la société. Désormais, plus aucune interaction humaine ne se fait sans cet outil, intégré dans l’oreille interne gauche, gage « d’honnêteté ».

    Durant cette première journée, nous découvrons les différentes émotions que Nathan ressent en fonction de ce qu’il fait et des personnes qu’il croise. Cela a tout d’abord lieu avec le professeur de philosophie, Claude Erat, communiquant son cours sur la servitude volontaire. Il échange par la suite avec ses amis Nadir et Sylvie, ainsi que deux camarades de classe Sophie et Thomas. Enfin il rentre chez ses parents et, ensemble, ils regardent la télévision, elle aussi branché sur le Réseau.. Ils voient comme émission quelques personnes qui ont décidés de vivre en autarcie, sans le Réseau, dans la banlieue ouest de la ville.

    En classe le jour suivant, le professeur arrivera va faire un geste qui va être le début, pour Nathan, des interrogations. Il s’enlèvera du Réseau pour leur faire prendre conscience qu’ils ne peuvent rien ressentir sans son intermédiaire. Puis, voyant que cela ne suffit pas, il va sauter par la fenêtre

    Nathan va se poser une première question :

    « Pourquoi est ce que je ne ressens plus rien ? »

    Les forces de police interviendront deux jours plus tard dans la classe de Nathan. Ils expliqueront que le professeur de philosophie est toujours en vie, mais qu’il est fou, comme ils ont pu le voir. Il est donc dans l’hôpital psychiatrique de la ville. Les policiers vont ensuite demander aux élèves de raconter, à nouveau, ce qu’il s’est passé. Et soudain, un grand nombre de sentiments noirs, de dégoût et de pitiés, vont les submerger. Cela va les convaincre que l’action du professeur d’histoire était profondément inconsidérée et dangereuses. En réalité, le Réseau aura été reconfiguré pour leurs transmettre ce genre d’émotions, cela n’ayant pas été fait auparavant car le geste du professeur avait été imprévisible.

    Nathan va continuer de se poser des questions : si ce professeur était réellement fou, comme se fait-il que les émotions qui semblaient émaner de lui étaient aussi positives ? Est-ce qu’elles étaient fausses ? Il va donc décider de se rendre dans la banlieue ouest, où vivent les marginaux qui ne sont pas connectés aux serveurs.

    Lors de son escapade, il croisera un grand nombre de personnes vivant sans le serveur. Il rencontrera une jeune fille de son âge, Elizabeth, et souhaitera lui poser des questions. Elle se méfiera, étant naturellement suspicieuse envers les adeptes de l’Inter-feel. Pour lui prouver sa bonne foi, il va se déconnecter du Réseau. Elizabeth se détendra et s’ouvrira à lui.

    Nathan aura beaucoup de mal à la comprendre sans le Réseau. Les échanges, au début, seront très hésitants et chargés d’interrogation. Il va se baser sur le visage d’Elizabeth, la voix d’Elizabeth. A un moment, il va rire. Tout cela va lui faire découvrir la complexité des sentiments, leurs ambigüités, ces choses bien plus complexes que ce qu’il avait pu connaître jusque là. A la fin de la journée, il quitte la banlieue à regret.

    Deux jours plus tard, la police viendra le voir. Il se retrouvera en face du même commissaire qu’il avait vu précédemment. Celui-ci lui demande pourquoi il s’est déconnecté du Réseau, la veille, entre deux heures et trois heures. Elle explique que la police n’intervient pas quand la rupture est de moins de deux heures, mais qu’ensuite, elle se réserve le  droit d’intervenir. De plus, elle souhaite comprendre sa présence dans la banlieue. A ce moment, Nathan réalise que toute la classe, à la suite du geste du professeur, a été placée sous haute surveillance. Il explique (naïvement) qu’il souhaitait un peu plus se renseigner sur ces fameux déconnectés.

    La chef de la police lui explique que le Réseau sert à transmettre les émotions, mais a aussi permit d’éviter la transmission des sentiments les plus violents. Pour lui prouver, il regarde Nathan dans les yeux et de violentes décharges d’émotions noires transpercent mentalement le cerveau de Nathan. Il se consume de jalousie, sombre dans un profond chagrin, se retrouve transit de peur.

    Il rentre chez lui et garde son Réseau pour recevoir des émotions lissées et policées. Il se décide de ne plus jamais débrancher son serveur.

    Mais deux jours plus tard, il croise Elizabeth. Celle-ci, pour la première fois depuis longtemps, s’est aventurée hors de la banlieue ouest, dans le but de revoir Nathan. Elle le croise et, sans le prévenir, l’embrasse. « Est-ce que tu avais prévu ça de moi, demande t elle ? » « non », répond Nathan. « Ça te plait ? » « Oui ».

    Dès lors il décide de prendre le risque, à nouveau, de se vivre sans tenir compte des informations du Réseau. Il va tenter de convaincre ses amis. Pour cela, il va les provoquer, encore, et encore, jusqu’à déclencher une étincelle d’émotion qui ne semble pas naturelle, mais qui était spontanée. Il parvient ainsi à convaincre Nadir, Sophie et Thomas le suivront, mais Sylvie sera plus mitigée.

    En parallèle à cela, Nathan va être tiraillé entre l’affection « programmé » qu’il a pour Sophie, et l’affection plus brute, incertaine et naturelle qu’il possède pour Elizabeth. Car il ne sait pas si ces sentiments pour Sophie son uniquement programmés par le Réseau, ou si ils sont, au fond sincère. Il se dit qu’il ne pourra réellement faire ce choix qu’une fois libre du Réseau.

    Ils décident de partir à la recherche du professeur pour obtenir plus d’informations. Ils font le choix de se couper d’Inter-feel durant deux heures car cette durée n’est pas suspect et évitera la géo localisation. Ils décident donc d’organiser son évasion. Elizabeth, qui a l’habitude de vivre sans Réseau, se joindra à eux pour les aider.

    Mais Sylvie ira signaler à la police leur agissement car elle considère cette évasion illégale et le professeur comme réellement dérangé. Ils parviendront néanmoins à faire échapper le professeur. Celui-ci leur expliquera son parcours, ce qui l’a conduit à la rébellion et l’importance de tenir un rôle jusqu’à ce fameux jour où il a décidé de « secouer » la classe. Maintenant qu’ils sont repérés, ils se couperont désormais entièrement du Réseau pour pouvoir fuir les forces de l’ordre. Le professeur va les emmener dans les hauts lieux de la Résistance, un regroupement de personnes qui tentent de détruire le Réseau depuis plusieurs années.

    Ceux-ci ne peuvent pas intervenir directement, car ils sont recherchés par la police. Ils souhaitaient ainsi de nouvelles recrues. Mais ce qu’a fait le professeur n’était pas prévu, car un tel acte allait forcément mettre la police en alerte, impliquant une surveillance qu’ils souhaitaient éviter. Nathan découvrira à cette occasion la « véritable » personnalité du professeur, brillant mais impulsif, le rendant nécessaire mais imprévisible, et donc non fiable.

    Surtout, ils seront présentés au Hacker, qui dirige la Rébellion depuis de nombreuses années. Il s’agit d’une figure charismatique, paternaliste, qui se prendra d’affection pour Nathan.

    Le Hacker leur présentera le projet de prendre le contrôle de la Tour Centrale d’Inter-Feel. Ainsi ils modifieront l’influence du Réseau, pour que celui-ci arrête d’envoyer des émotions lisses et contrôlées.  

    Ils ne disposent pour cela que des capacités informatiques du Hacker, qui peut transmettre des émotions artificielles aux autres personnes. Cela leur permettra de s’introduire dans la tour.

    Mais Thomas va souffrir d’être depuis aussi longtemps loin du Serveur, d’être « sevré ». Il va donc, l’espace de cinq minutes, se reconnecter à Inter-feel, ce qui permettra à la police de localiser la location de la Résistance.

    Les policiers vont envahir la zone, et seule une dizaine de personnes parviendra à s’échapper dont le Hacker, Nathan, Elizabeth, Sophie, Nadir et le professeur.

    Ils vont néanmoins tenter d’atteindre la tour.  Celle-ci se trouve en plein centre-ville. Ils parviendront, notamment, à mettre la main sur le PDG d’inter-feel. Ils apprendront à cette occasion que les sentiments ne sont pas simplement échangés, mais certains sont arbitrairement envoyés pour influer des décisions de manière à « lisser » la société, en suivant des algorithmes. La relation entre Nathan et Sophie, par exemple, avait été calculé, et des sentiments étaient envoyés de part et d’autres dans le but de les inciter à tomber amoureux, car leurs profils correspondaient.

    A la suite de ces révélations ils parviendront à mettre la main sur le serveur central, celui qui contrôle le Réseau. Ils ont ainsi atteint leur objectif, ils parviendront au sommet de la tour à prendre le contrôle du Réseau. Mais au moment ou le hacker possède enfin la capacité de modifier le Réseau, au lieu de suivre le plan prévu, il décide d’ôter les émotions de l’humanité. Plus personne ne peux plus ressentir quoi que ce soit.

    « Tu nous as trahis », dit Nathan.

    « Oui, répond le Hacker. Et cette révélation ne peut même pas t’énerver, vu que je contrôle les émotions de la planète. C’est une nouvelle ère qui se prépare. Une ère où l’émotion va se marchander au prix d’or. »

     

    Tome II : un monde sans sentiment :

    Le Hacker, anciennement chef de la Rébellion, est parvenu à pirater le système. Même cela fait que toutes les émotions sont désormais inhibées. C’est une nouvelle société qui apparaît, et les quelques émotions disponibles sont vendu au prix d’or. Il est, en outre, désormais impossible de se déconnecter du Réseau. Nathan qui possède encore le réseau en lui, est incapable de retrouver les émotions qu’il a pour Elizabeth, ou l’amitié qu’il possède pour Nadir. L’équipe va donc tenter de faire tomber le Hacker et rendre les sentiments à la planète. Pour cela ils vont, entre autre, devoir s’associer avec le chef de la police qui souhaite, lui rétablir le Réseau comme avant. Si Nathan avait plutôt tendance à découvrir et suivre les choses, il va réellement acquérir une âme de leader dans ce volume là.

    A la fin, le Hacker est capturé. Mais alors que le plan était de libérer les gens progressivement du Réseau, pour qu’ils s’acclimatent lentement à leur nouvelle liberté, le Hacker détruit l’intégral du Réseau. Et d’un coup, d’un seul, les gens se retrouvent sans aucun repère pour juger les autres, interpréter les faits et gestes des autres, ce qu’ils ont perdu l’habitude de faire depuis près de 20 ans.

     

    Tome III : La découverte des sentiments.

    Le Hacker est tombé. Mais il a libéré le Réseau dans son ensemble. Mais les gens n’ont plus l’habitude des sentiments véritables, et ce sont des quiproquos terribles et une suspicion générale qui apparaît dans la société. Nathan, qui a grandit (18 ans),  va se faire pourchasser, car il est accusé d’avoir détruit le Réseau, qui permettait la cohésion des peuples de la planète. Lui et son équipe sont donc chassés, tandis qu’un nouveau réseau est en train de se mettre en place. Ce tome marque leur histoire en tant que fugitif, et comment ils vont faire pour s’en sortir.

     

     

    BIBLE DES PERSONNAGES

     

    Nathan : Personnage central de l’histoire. Au début parfaitement intégré à cette vie couverte par Inter-feel, il va peu à peu s’en détacher à la suite à différents évènements. Tout d’abord l’acte du professeur de philosophie, qui va lui faire réaliser son absence d’émotions sans le Réseau. Puis sa rencontre avec Elizabeth, jeune fille vivant dans la banlieue ouest et n’étant pas connecté à Inter-feel. Enfin la pression de la police, qui assure une pression constante contre sa classe et particulièrement lui-même. L’acte décisif va être sa décision de faire évader Claude Erat, de son asile psychiatrique et sa rencontre avec le Hacker. Il intègrera par la suite la rébellion pour pirater le système et pour libérer, peu à peu, l’emprise du Réseau sur les gens.

    Sa personnalité est au début simple, effacée et naïve, comme c’est la cas de la majorité des personnes vivant sous le Réseau. Au fur et à mesure de ses découvert et de sa « déconnexion », il va s’affirmer, prendre confiance en lui, jusqu’à s’affirmer en tant que leader de la bande dans le second groupe, quand la place de chef, auparavant occupé par le Hacker, deviendra libre dans le second Tome.

    Relation avec les autres personnages : ami de Nadir, amoureux, au début de Sophie, puis d'Elizabeth. Voit dans le hacker une figure paternelle qui le trahira dans le Tome II.

     

    Nadir : Meilleur ami de Nathan. D’un caractère tout aussi « léger » que Nathan, à cause du Réseau, il va devenir de plus en plus combatif, laissant naître une rage en lui. Ami de Nathan, leur amitié va évoluer après qu’ils se soient séparés du Réseau, devenant plus mature et plus solide.

    Relation avec les personnages : Ami de Nathan, Sophie et Sylvie, il se découvrira une vrai amitié avec Nathan en quittant le Réseau

     

    Sophie : il s’agit, au début de l’histoire, de « l’amoureuse officielle » de Nathan, amour plus ou moins conditionné par le Réseau. Elle suivra Nathan dans la Rébellion, comprenant à quel point Inter-feel a inhibé ses propres émotions. Elle rencontrera Elizabeth et découvrira, par la même occasion, la « jalousie », qu’elle éprouvera pour la première fois et qui sera extrêmement violent. Elle fera partie des personnes qui feront tomber le Réseau à la fin du Tome 1.

    Dans le Tome 2, elle fera partie de la troupe de Résistant. Nathan et elle se rapprocheront à nouveau d’un point de vue affectif, se redécouvrant sans le Réseau.

    Personnalité : timide et effacée au début, elle deviendra très impulsive (jalouse, etc.) lors de son « sevrage » du Réseau. Elle parviendra ensuite à reprendre con trôle d’elle-même, pour être un partenaire fiable.

     

    Elizabeth : jeune fille ayant refusé, dès le début, le Réseau et qui vie dans la banlieue Ouest. Elle va rencontrer Nathan quand celui-ci va venir dans la banlieue. Méfiante au début, elle le saura moins quand il ôtera son Réseau pour lui parler. Elle décidera ainsi de le retrouver en ville pour continuer la relation affective qu’ils avaient enclenchée dans la banlieue.

    Caractère : cache ses sentiments non seulement en refusant de se connecter au Réseau, mais aussi  dans sa manière de s’exprimer. Elle reste néanmoins assez « brute », elle a le La cohabitation entre Nathan et elle va être difficile, vu que l’un est né sous l’univers du sentiment contrôlé, et ne connait rien des expressions « naturelles » des émotions. L’autre n’a jamais connu cette interactivité de sentiments. Néanmoins c’est une profonde amitié, à l’ancienne, qui va naître entre les deux.

    Relation avec les autres personnages : d’abord méfiante avec Nathan, elle va bientôt avoir de plus en plus

     

    Thomas : Il va provoquer la découverte du QG de la résistance en se reconnectant au Réseau, dans l’espoir de se rassurer. Il va par la suite passer aux aveux pour signaler le plan de la Rébellion

    Caractère : fragile, peu de confiance en lui, malgré les épanchements de bonne humeur qu’il communique à travers le Réseau.

    Relation avec les autres personnages : amis de Nadir, Nathan, Sophie et Sylvie dans le premier Tome, jusqu’à sa trahison. Dans le second Tome, il se rapprochera de Sylvie pour qui il éprouvera de plus en plus de sentiments, mais Sylvie le rejettera, le trouvant trop lâche.

     

    Le hacker : Dirige dans le Tome 1 la Rébellion. Il s’agit alors d’une figure de père charismatique, presque de guide spirituel, qui maitrise parfaitement le système informatique dans le but de le détruire. Il parviendra, avec l’aide entre autre de Nathan, Nadir, Elizabeth et le professeur, à prendre le contrôle du Réseau à la fin du Tome 1 pour l’utiliser à son propre dessein : inhiber toutes les émotions, pour les vendre au prix d’or. Il périra à la fin du Tome 2.

    Caractère : il est dans le Tome 1 un personnage sérieux, avenant, dont l’unique but avoué est de faire tomber le Réseau pour que l’informatique redevienne au service de l’humain, et non le contraire. Dans le Tome 2, sa véritable personnalité ressortira : quelqu’un de cynique, détaché et calculateur.

    Relation avec les autres personnages : Semble proche de Nathan dans le premier Tome, qu’il dit considérer presque comme son fils. Dans le Tome 2, malgré son détachement, à quelques occasions transparaîtrons cette affection qui n’était pas que factice.

     

    Sylvie : camarade de classe de Nathan. L’évènement provoquée par le professeur de philosophie va la rendre clairement antipathique au rejet du Réseau. Elle considèrera, ainsi, que la rébellion peut conduire à des actes de folie comme celui auquel elle a été témoin. Lors des préparatifs de l’évasion du professeur, elle préviendra la police. La trahison du Hacker dans le Tome II renforcera sa décision de protéger le Réseau et elle suivra alors une formation pour intégrer les forces de l’ordre. Dans le Tome III, elle sera agent de l’ordre et aura pour objectif personnel de traquer Nathan.

    Caractère : Foi absolue dans le Réseau, très intelligente, se base presque uniquement sur sa rationalité pour se décider à agir. Ses doutes ne seront pas captés par l’équipe, qui est alors en train d’apprendre à vivre sans le Réseau.

     

    Le commissaire : Nathan va les rencontrer à deux reprises : lors du drame du professeur et lorsqu’il décide, lui aussi, de laisser tomber le réseau. Cet homme est persuadé du bien fondé du Réseau, comme cela aide au quotidien la police à faire avouer les criminelles en comprenant leur psyché. Il  s’associera avec Nathan dans le Tome II pour faire tomber le Hacker, mais sera tué par Nadir à la fin du Tome II.

     

    Le professeur : personne qui va commencer à faire prendre conscience de l’importance néfaste du Réseau à travers un acte symbolique : sauter par la fenêtre. Il ne va pas mourir de cet acte mais être capturé par la police, incarcéré en tant que « inconstant psychologique ». Il va être secouru par Nathan et certains de ces amis.

    Caractère : fluctuante. Tant qu’il était cadré par le Réseau, il semblait stable, du, entre autre, aux émotions qu’envoyait le Hacker. Une fois libre, on découvrira qu’il est un génie, mais n’est pas fiable du tout, agissant comme une bombe à retardement.

     

    Le PDG du réseau : la personne qui a créé le concept d’Inter-feel. Raisons encore mystérieuses. Mais il veut instaurer un certain ordre moral, expliquant que son réseau ne permet que les expressions d’émotions pures.

Tags :Futur, Inter-feel, Réseau, Anticipation

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