Sacem

La base rouge

Chevalier Néon - Ajouté le 02/08/2012 à 22:19

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    Tu ne peux pas comprendre ces pensées sales
    qui obstruent ma joie de vivre.
    Tu circules en mon cerveau
    comme du sang pourri.
    Je suis la discrimination contre le crime.
    Tu pues à des années-lumière toute la pourriture en toi.
    Je peux voir en image
    le moindre de tes gestes souillés
    comme s’ils étaient des souvenirs m’appartenant.
    Ces images ont été créées à l’intérieur d’autres consciences
    dont il ne reste à présent
    plus que des morceaux de cadavres éparpillés.


    C’est ton vice que de chercher celui des autres.
    Tu accuses et condamnes à l’enfer
    ce que tu as toi-même provoqué.
    Ces choses n’ont pas de valeur à tes yeux
    voilés de haine et de désirs tordus.
    Malheureusement tes désirs sont devenus désordre
    et ton désordre est devenu délire.


    Tu ne peux pas comprendre ces pensées saintes
    qui appellent à ta disparition.
    Le toi raide cherche des formes ondoyantes ;
    tu crèves les yeux à les vouloir tous invisibles.
    La nature fait des erreurs
    et ces erreurs refont la nature.
    C’est normal de tuer une âme
    pour n’avoir plus qu’un corps facile à modeler.
    Tu ne peux rien me cacher,
    rien de ce qui se fait entre ses murs
    qui ont déjà étouffé trop de cris.

    Allez, suicide-toi. En face de moi…
    Tes yeux qui ne prennent du plaisir
    qu’en voyant la souffrance perdre du sang
    je veux les crever.



    Et avec eux ta putain de vie en rose…



    Connais-toi.
    Parce que ces regards n’ont plus de vie,
    tu sais que ce n’est pas le vrai toi qu’ils reflètent.
    Tu choisis juste la forme que tu prends
    en mettant une couronne sur la tête du toi qui mendie.
    Parce que tu ne cherches pas de l’amour,
    parce que tu ignores même ce que c’est,
    ne leur reproche pas de ne te donner
    que ce que tu leur prends de force.
    C’est ton vice que d’inventer le leur.


    Poches pleines et tête vide.


    Nul ne peut atteindre le cœur
    de celui qui n’en a pas.



    Ouvre-moi ton esprit.
    Ouvre-moi ton pantalon.
    Après ça…
    Suicide-toi
    comme tu les as poussés à se suicider dans tes bras.



    Toi l’existence pourrie qui hante mon cerveau.



    De tous ces cœurs en or rouillés,
    il ne reste que les regrets d’une richesse à jamais perdue.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (2 août 2012)

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Commentaires (1)

Vkhagan_54

fleche

Par Victor Khagan | il y a 11 mois

Lucide comme toujours, terrible lucidité ...voilée.

Abus