Synopsis
Loana est née, il y a presque 30 ans, une nuit, sous le ciel couvert de Bretagne. Elle aime raconter qu’aucune bonne étoile ne s’est penchée sur son berceau. La faute au climat sans doute.
Jusqu’à présent les oiseaux de malheurs se sont tenus à distance, mais c’est une fille dont vous diriez volontiers qu’elle n’a pas de chance. De l’éclat de feu d’artifice qui dévie sa course et enflamme sa chevelure, à son enfermement par erreur dans une cellule du commissariat, en passant par la célébrité soudaine de son prénom à cause d’une homonyme décervelée, elle collectionne les incidents, gaffes et coups du sort, qui font sourire les autres et lui ont appris l’humilité.
Ses amis, qu’elle a nombreux - 210 à ce jour sur Facebook - l’appellent affectueusement la chèvre, en référence au film du même nom. Elle est certainement la seule spectatrice à avoir senti son cœur se serrer et des larmes de tristesse inonder ses joues, à la vue des malheurs du personnage principal, interprété par Pierre Richard.
Avec le temps et à mesure qu’elle enrichissait son catalogue d’histoires drôles et vécues, elle est devenue philosophe. Les désagréments glissent sur sa peau laiteuse et ses formes girondes sans impact sur son moral. Le souci, c’est que les tuiles qui rythmaient son quotidien ont tendance, récemment, à se transformer en bons gros parpaings.
Quand débute ce roman, Loana vit dans une grande ville et travaille depuis deux mois au sein du service recouvrement d’un établissement de crédit à la consommation. Après ses journées de travail, elle joue les noctambules et repeint son monde couleur vin rouge. Un soir d’ivresse joyeuse, elle est témoin du décès de Sarah, une belle fille croisée dans un bar. Elle se rend aux obsèques et y rencontre Cyril, le frère de Sarah.
Les grands spécialistes l’affirment : un mariage est l’occasion rêvée pour rencontrer son prince charmant ; pas sûr qu’un enterrement ait la même cote. En même temps, Cyril n’a pas tout à fait le profil du jeune premier et Loana a, dès l’adolescence, noyé dans l’acide ses rêves de princesse.
Ils se revoient.
Répondant à la promesse d’un dernier verre, Loana pénètre pour la première fois dans l’appartement de Cyril. Un petit vent de panique se mêle aux vapeurs alcoolisées qui embrument son cerveau. Leur première nuit d’amour se déroule sous le regard d’une énorme araignée velue et de deux serpents. Cyril est biologiste passionné par les bestioles en tout genre. Loana est arachnophobe.
Quelques jours plus tard, le hasard les réunit dans la même rame de tramway. Rendez-vous est pris pour le soir même. Lors de ce deuxième rendez-vous, Loana fixe les règles : pas de promesse, pas de projet, pas d’exclusivité. Et c’est ainsi que débute une relation charnelle qui devait être la plus simple du monde.
Rapidement la situation se complique. L’araignée et ses copains serpents, le fantôme de Sarah, le site adopteunmec.com, l’employeur de Loana, sont autant d’éléments qui perturbent le fragile équilibre des sentiments. Quand les malentendus et les incompréhensions s’invitent dans la danse et que les parents de Cyril débarquent, le balancier s’affole et plonge vers la rupture.
Mais peut-on rompre quand on n’est pas ensemble ? Pourquoi est-ce si difficile de se quitter ? Peut-on s’interdire d’aimer ?
Le happy end prend la forme d’une déclaration d’amour. Il dévoile les sentiments cachés et les promesses d’avenir. Il n’est que le début d’une nouvelle histoire qui s’ouvre sur les rêves les plus fous.
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Extrait
début du 1er Chapitre "Mes larmes sont belles"
Les rires deviennent plus aigus, les cliquetis des verres résonnent sans fin, Loana veut échapper un temps au bruit qui enfle dans le bar. Elle s’enferme dans la pièce minuscule et apprécie dans un soupir la chute des décibels. Assise sur les toilettes, le plat de la main posé sur le mur orange pétant, elle fixe la porte. Comme un unijambiste sur un pont de singe, elle tangue. Elle entreprend de commenter, en pensée, tous ses gestes. - C’est un excellent moyen, maintes fois expérimenté, de guider son esprit et de l’empêcher de vriller. Attention, le moindre blanc dans la narration peut être fatal. Une petite variante de ce procédé consiste à énumérer ses actions, non pas dans sa tête, mais à voix haute. Si l’efficacité de cette technique n’est plus à démontrer, elle peut toutefois s’avérer dangereuse, notamment pour les personnes qui craignent le ridicule. – Loana, qui revendique une certaine dignité, opte donc pour la version silencieuse.
Se redresser, remonter son collant, se passer les mains sur les fesses, s’assurer que sa jupe n’est pas coincée, se féliciter d’y avoir pensé, pas comme la dernière fois, chasser ce souvenir honteux, relire le message gravé sur la porte, « mes larmes sont belles », attraper le verrou, le tourner, dans l’autre sens, penser à la chasse d’eau, se retourner, « mes larmes sont belles », tirer sur la ficelle crasseuse, se retourner à nouveau, « mes lar
La porte s’ouvre violemment et vient percuter Loana en plein front. Poussée en arrière, elle se retrouve à nouveau assise sur les toilettes, pendant que la chasse d’eau continue de déverser les derniers litres de flotte. Loana est tétanisée.
Un magnifique rond détrempé se dessine maintenant sur son postérieur.
Leçon numéro 1, la poisse qui colle aux converses de Loana ne se dissout pas dans l’alcool.
Commentaires (8)
Par Mêo | il y a plus d'un an
Ca promet...! ;-)
Abus
Par livia | il y a plus d'un an
c'est drôle et original avec un sacré personnage :)
Abus
Par scoobyalien | il y a plus d'un an
Drôle original... Elle me rappelle quelqu'un que je connais bien... On a tous une gaffeuse dans son entourage quand on ne l'est pas soi même... Bravo, ça promet... Ce prémisse donne envie d'en savoir plus... Merci pour ce partage, bonne chance pour le concours...
Abus
Par YL5 | il y a plus d'un an
Bien engageant.
Abus
Par Lézard des Dunes | il y a plus d'un an
Pauvre gosse !
Abus
Par MLS | il y a plus d'un an
ça donne envie de lire la suite ! Suis preneuse !
Abus
Par pouetpouet06 | il y a plus d'un an
Bon début, on attend la suite...
Abus
Par Léo | il y a plus d'un an
Un seul reproche : L'extrait est trop couuurt :) ça donne envie dans lire bien plus Clémence, bravo !
Abus