L'ARBRE DES RENCONTRES

Humour - Nouvelle

PrincesseSansDurillon - Ajouté le 29/05/2010 à 22:13

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    A la recherche du grand Amour, j'avais tenté ma dernière chance sur l'"Arbre des Rencontres", et c'est donc par un doux matin d'été, qu'un Messager vint soudainement cogner à ma fenêtre, me délivrant ce doux message :

     

    Chère Princesse Sans Durillon (j'apprécie beaucoup votre humour),

    Votre profil gravé sur l'"Arbre des Rencontres" a promptement attiré mon attention : "poitrine rebondie, taille fine et longues jambes fuselées, chevelure chatoyante et minois charmant". Vous semblez donc correspondre à mon idéal. Vous n'avez cependant pas indiqué votre âge.... mais cela n'a pas d'importance, rassurez-vous ma mie, vous m'avez conquis ! Alors point de piperie ma douce, je suis le Chevalier qu'il vous faut et non un de ces rustauds. Grande est ma bravoure, j'ai combattu moult dragons et je puis vous dire qu'ils ne m'effraient plus ! Aussi, suis-je grand et fort, large d'épaules, la mâchoire carrée et la mèche rebelle, je ne compte plus mes conquêtes. Pour vous, je déplacerais des vallées, ou des montagnes, du moins des petites collines...

    J'ose escompter une réponse de votre part, ma douce.

    P.S : J'espère au moins que mon Messager aura trouvé votre fenêtre...

     Votre Chevalier Robert dit "Le Musclé".

     

    Sans plus attendre, je lui retournais cette lettre :

     

    Cher Chevalier Musclé (j'apprécie beaucoup votre vaillance),

    Vous m'avez l'air fort plaisant certes, cependant , j'eusse aimé vous connaitre davantage : vos missions chevaleresques, mais aussi vos passe-temps favoris, vos ripailles les plus appréciées, que sais-je... En ce qui me concerne, la cuisse de poulet reste mon mets de prédilection, surtout grillée sur le bûcher. J'apprécie également l'oisiveté que mon statut de Princesse m'accorde le loisir de pratiquer à volonté. Aussi, me plais-je à rêver au beau Chevalier qui viendra me délivrer de ma haute tour d'ivoire (c'est une image, vous l'aurez deviné, ma haute tour est en pierres, bien évidemment) et si c'était vous, cher Robert ?

    Il me tarde de recevoir votre courrier mon preux damoiseau.

    P.S : Pourriez-vous dire à votre Messager de cogner un petit peu moins fort, mes carreaux sont fragiles, merci...

     Votre douce Princesse.

     

    Le lendemain matin, même heure (enfin, il me semblais), je vis à nouveau le Messager sur le rebord de ma fenêtre. Cette fois, il eût la bonne idée de gratter aux carreaux afin d'attirer mon attention, ce qui ne manqua pas de m'irriter. Un peu froissée, je tentais de récupérer le parchemin qu'il tenait fermement dans son bec :

     

    Chère Princesse,

    Mon coeur n'ose croire à ce charmement. Mais rassurez-vous, je comprends fort bien votre curiosité à mon sujet et toutes ces questions qui vous assaillent et j'y répondrai sans me dérober, fussent-elles indiscrètes. Ainsi, vous aimeriez en savoir davantage sur ma vie de Chevalier. Ma foi, pour résumer, je dirais qu'elle consiste à sauver çà et là quelques princesses en détresse... (inutile de préciser que leur charme n'égale pas votre beauté). Vous tombez donc à point nommé chère Sans Durillon ! Permettez-moi, nonobstant, de vous épargner les malheureux détails de mes nombreuses croisades qui ne vous enchanteraient guère. Quant à mon passe-temps favori, c'est sans nul doute le Pas d'Armes, un exercice fort amusant duquel je sors toujours vainqueur. Bon nombre d'intrépides ont pourtant tenté de se mesurer à moi, en vain. Et pour les ripailles, j'aime les grosses dindes fumées. Voilà ma mie, j'espère vous avoir ravie.

    Pour vous, je décrocherais la lune, j'attraperais même quelques étoiles et les déposerais à vos pieds si vous me le demandiez expressément.

    P.S : J'espère que mon Messager a bien observé ma recommandation et n'a pas endommagé vos précieux carreaux.

     Votre preux Chevalier Robert.

     

    Mon preux Robert,

    Vous avez conquis mon petit coeur fragile... toutes ces qualités dont vous faites preuve, sont l'apanage de grands héros ! Je ne sais que vous dire tant je suis émue, il semble bien que je vous attendais depuis des lustres, mais que faisiez-vous donc, mon Prince Robert ? Ah, quel bohneur d'avoir enfin trouvé l'âme soeur, je me sens pleine d'ardeur, à la bonne heure !

    Oh mon doux Princinou, il me tarde de vous rencontrer... je vous attendrai donc sous l'"Arbre des Rencontres" demain soir, au coucher du soleil.

     Votre douce qui s'impatiente...

     

    La réponse ne se fit pas attendre. Le Messager vint s'écraser à ma fenêtre le lendemain matin, à 10 heures précises. Il tenait en son bec un fromage... euh, non que dis-je... un message !

    Ma douce Pimprenelle ("plante herbacée à petites fleurs pourpres formant des têtes globuleuses", je tenais à le préciser, un peu de poésie ne nuit pas)

    Votre missive a fait battre mon coeur jusqu'à le rompre, il s'en fallut de peu pour que je trépasse ! Je porte dans mon grand coeur de Chevalier vaillant, un amour sans pareil et il me tarde également de biser vos jolis souliers dorés. Alors, point d'inquiétude ma belle, je serai au-dit rendez-vous. Je ne manquerais cela pour aucun royaume...

    P.S : Pardonnez-moi ce langage, mais comme disent les jeunes écuyers : "vous être trop bonne, j'vous kiffe grave !"

    Votre téméraire Robert.

     

    Robert arriva en retard au rendez-vous, le soleil s'était presque couché. Il s'approcha enfin, un bouquet de pimprenelles à la main. Je n'avais pas imaginé mon Chevalier de la sorte, je tentais de cacher mon désarroi. Il m'offrit alors fièrement son bouquet de fleurs avec un large sourire, dévoilant quelques dents pourries (le pauvre Chevalier ignorait les brosses à dents). Tout à coup, une odeur épouvantable me fit chavirer le coeur... (visiblement mon Chevalier ignorait aussi le savon). Il me bisa la main élégamment tandis que j'étais dépitée. Le Robert que j'avais imaginé au bout de cette plume délicate avait une toute autre allure. Je tentais de le regarder droit dans les yeux, mais je cherchais l'oeil auquel me raccrocher et je me demandais alors comment il parvenait à cibler les méchants dragons avec un regard si louche. Il semblait tout penaud. Je lui proposai donc de goûter quelques cuisses de dindes fumées à la braise que j'avais délicatement préparées la veille. Ni une, ni deux, Robert avala goulûment ma pitance. Il ne m'en laissa pas une miette, il faut croire que le malheureux était affamé par ses moults croisades... Après un rot impromptu, il prononça enfin quelques mots :

     

    "- Nom d'une fripouille ! Cette popote est succulente ! Ma mie, vous êtes un vrai cordon-bleu et ça me plaît ! Vous êtes la gentille et jolie Princesse dont j'avais rêvé... venez donc, je vous emmène sur mon cheval blanc, je voudrais vous montrer ma modeste chaumière."

     

    Il m'empoigna alors par la taille et me jeta comme un vulgaire sac à patates sur sa monture. Nous galopâmes comme l'éclair, à travers champs. J'eus soudainement la nausée et demandai à mon Chevalier de ralentir, mais celui-ci ne m'entendit guère et continua sa course effrénée. C'est alors qu'un énorme dragon surgit tout à coup au détour d'un chemin. Il semblait furieux et rougit de colère, crachant du feu dans notre direction. Je précisai alors à Robert, qui demeurait figé, que si nous ne fichions pas le camp sur-le-champ, nous risquerions de constituer un mets délicieusement grillé pour cette créature. Il me regarda ahuri. Il n'avait visiblement pas compris ma phrase et demeurait interdit pendant de longues secondes, le regard vide. Comme je n'avais aucunement envie de finir en saucisse grillée sur un toast, je pris les rennes et contourna l'obstacle. Nous nous arrêtâmes un peu plus loin. Robert était terrorisé, il grelottait et claquait des dents. Je tentais alors de le rassurer : "Fais dodo, Robert mon p'tit frère, fais dodo t'auras pas d'bobos!". Il me sourit comme un nouveau-né, sa peur s'était envolée. De ma vie de Princesse, je n'avais jamais connu de Chevalier si trouillard. Après quelques gorgées d'eau-de-vie, nous voilà repartis. Je n'eus pas le temps d'admirer le paysage car Robert décida de reprendre les rennes et nous filâmes à grand galop. La nuit était tombée, quelques lucioles nous éclairaient la route.

     

    Nous arrivâmes enfin dans le petit hameau du "Marais Puant". La chaumière de Robert était très caractéristique, elle portait bien son nom. Il me fit entrer. Dans l'obscurité, je n'osais bouger de peur de croiser quelques bestioles étranges. Robert se décida alors à allumer une bougie pour me rassurer et me proposa gentiment une miche de pain rassie.

     

    -"Alors ma mie, comment est-ce que vous trouvez mon petit nid douillet ? " Me demanda-t-il fièrement.

     

    - "Euh.. et bien... disons qu'il vous correspond, enfin, c'est le nid d'un Chevalier célibataire !

     

    - Oui, on peut dire ça... Ah ! Je suis heureux de vous avoir près de moi, depuis le temps que j'attendais une bonne âme pour s'occuper de mon p'tit intérieur. Toute cette poussière j'peux plus supporter moi, ça m'donne des allergies ! Une princesse de bon aloi, telle que vous, doit connaître les rudiments du ménage, n'est-il pas ?

     

    - Certes, j'en conviens, cependant, je n'en fais pas un art de vivre ! J'eusse espéré un Chevalier qui m'apréciât pour d'autres qualités que celle-ci. Voyez-vous, j'ai une toute autre conception de l'amour... Selon moi, il n'est autre que le rapprochement de deux êtres qui partagent la même vision des choses et le besoin d'être ensemble, quelques soient les combats à mener... comprenez-vous mon cher ami ?

     

    - Oh, oui ma mie, je comprends fort bien ! Je ferai bouillir la marmite, vous n'aurez plus qu'à préparer le gibier !

     

    - Oui, enfin, ce n'est pas tout à fait cela dont je voulais parler, comment vous dire... voyez-vous, les sentiments n'ont que faire de ces choses là, peu importe que le gibier soit cuisiner aux petits oignons ou que la maison soit époussetée quatre fois par jour, l'essentiel est que nous nous aimions et que nous nous acceptions tels que nous sommes, non ?

     

    - Oh oui, à qui le dites-vous ma bien-aimée ! J'aime vos belles boucles dorées, vos formes généreuses et vos longues jambes fuselées... vous ferez une bien bonne femme d'intérieur, j'vous l'dit ma p'tite dame !

     

    - Décidemment, je crois que nous avons quelques difficultés à nous comprendre tous les deux... je ne souhaite pas être une "bien bonne femme d'intérieur" comme vous dites, mais simplement que l'on m'aime telle que je suis, comme une pauvre Princesse esseulée qu'il faut protéger, comprenez-vous bien à présent ?"-

     

    Une lointaine absence se lu dans le regard de mon pauvre ami. Visiblement, il n'avait rien compris à mon discours. Quelqu'un frappa soudainement à la porte. D'un pas nonchalant, Robert alla ouvrir. C'était une jeune damoiselle fort charmante (disons bien roulée). Il la fit entrer d'un ton familier. Elle ne me prêta aucune attention.

     

    - Bonjour mon Robert, j't'apporte le petit pot de beurre que tu m'avais demandé hier, pour ta grand-mère.

     

    - Ah oui, merci. Tenez, Princesse Sans durillon, je vous présente damoiselle Honora, ma gentille p'tite voisine.

     

    - Honorée Honora, enfin, enchantée damosielle Honora !

     

    - De même Princesse ! Mais dis donc, que faites-vous par ici, dans ce coin paumé en compagnie de notre pauvre Robert ? Vous demeurez au Château du Royaume merveilleux "La Vie est Belle" et ce n'est pas la porte à côté, il me semble, non ?

     

    - Et bien, en fait, je suis ici un peu par hasard, je dois bien l'avouer. Il se trouve que j'ai rencontré le Chevalier Robert grâce à l'"Arbres des Rencontres". Après quelques lettres enflammées, nous avons finalement décidé de nous connaître davantage et voilà comment je me suis retrouvée dans cette galère... enfin, dans cette chaumière, pardon !

     

    - Ah, je vois... et ben, vous avez tiré le gros lot, si j'peux m'permettre ! Moi, je ne crois plus trop à ces trucs-là, franchement faut voir s'qu'on s'récolte parfois ! On est bien déçu, hein ? En tout cas, moi, on m'y reprendra plus !

     

    - Oh, mais la jolie Princesse ne semble pas déçue, elle ! Je suis le valeureux Chevalier qu'elle attendait depuis si longtemps, elle me l'a dit dans sa lettre! Hein Princesse ? Il y a tout de même des exceptions qui confirment la règle, comme on dit, et la princesse et moi, on étaient fait pour se rencontrer, n'est-ce pas ? D'ailleurs ce soir, comme je suis très galant aussi, je vous ferai une petite place au chaud, à côté de moi, pour dormir; vous serez mieux que sur le canapé du salon ! Et puis, je ne ronfle pas beaucoup la nuit, juste si je dors sur le ventre... il faut me donner un petit coup de coude dans ce cas-là, et vous êtes tranquille pendant une bonne dizaine de minutes, paraît-il. Rassurez-vous, les damoiselles s'y accomodent toujours, alors vous aussi, vous vous habituerez. Ah oui, j'oubliais aussi, si je tire trop les couvertures, il faut que vous tiriez aussi de votre côté, de toutes vos forces pour les récupérer, car il paraît que je suis pas prêteur la nuit, oh! oh! Je me fais un petit cocon dans mes couvertures, ça me tient chaud et ça me rassure... je fais ça depuis que je suis tout bébé !

     

    - Ah, mais mon pauvre Robert, si vous croyez aux contes de fées, alors vous devez bien savoir que passé minuit mon carrosse se transforme en citrouille... et là, j'ai le regret de vous dire qu'il me faut partir urgemment ! D'ailleurs, Honora, cela vous ennuirait-il de me raccompagner jusqu'à mon Château ? Je ne connais pas bien la route...

     

    - Point du tout, chère Princesse, j'en serais honorée ! J'ai toujours rêvé d'aller découvrir le Royaume Merveilleux. J'te ramènerai ta monture au p'tit matin mon Robert, bonne nuit !

     

    - Ah, oui, mais... euh...quand est-ce qu'on se reverra ma douce Sans Durillon ?

     

    - Et bien, mon cher Robert, je ne sais comment vous dire... disons qu'un royaume nous sépare et ce royaume est immense, alors je vous appelle, enfin, je vous écrit ! A la prochaine Robert !"

     

    Peu de temps après, un Messager au plumage chatoyant vint frapper à ma fenêtre. Je dépliais soigneusement le parchemin et lu ce qu'il y avait inscrit :

    Charmante Princesse, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre profil gravé sur l'"Arbre des Rencontres" et je dois dire que celui-ci a immédiatement attiré mon attention. En effet, vous semblez correspondre à la Princesse qu'il me faut. Je suis vaillant et fort, plutôt beau gosse dans mon genre (j'applique la bogossitude à donf) et soyez sûre que je saurai vous protéger. J'attends votre réponse avec impatience, ma belle...

     

    Le beau Prince Léonardo (dit "Le Noble").

     

    Cher Léonardo,

     

     

    J'ai le regret de vous dire qu'on ne m'y reprendra plus, ou plutôt, mon coeur n'est plus à prendre...

    Je vous souhaite tout de même bonne chance dans votre noble quête.

    P.S : Pourriez-vous rayer mon profil de l'"Arbre des Rencontres"? Vous me rendrez un grand service, merci d'avance.

    La Princesse à qui on ne la fait plus.

     

    Finalement, le grand Amour est toujours là où on ne l'attend pas, vous ne croyez pas ?

     

    FIN.

     

    © Copyright 2010. H.D

     

     

     

Tags :Robert (le musclé) - princesse sans durillon (pieds délicats) - dragon féroce (qui en a l'air)

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Commentaires (9)

Soucoupe_volante_couleurs_54

fleche

Par Bibine Poivron | il y a presque 2 ans

J'adore cette histoire moyenâgeuse. Vraiment. Bravo. Que c'est bon... Merci Princesse sans durillon. Tu dois être jeune pour ne pas avoir de cal. T'inquiète, on peut les camoufler. En général, ils se planquent sous les pieds. Parole de mémère. Oh que tu es drôle ! J'adore ça.

Abus

Prince_charmant_54

fleche

Par PrincesseSansDurillon | il y a presque 2 ans

Merci Sabine, cette aventure (dans laquelle j'ai été projeté malgré moi) est effectivement, pour le moins surprenante ! Et crois moi, on ne m'y reprendra plus, parole de Princesse Sans Durillon !! Les "Princes Roberts" (musclés ou non) trouveront désormais porte close...

Abus

S5001282_54

fleche

Par Amouami | il y a presque 2 ans

Il est malheureusement beaucoup de "princes Roberts", ce sont ceux-ci qui donnent tristesse à "mes Amies". Mais tu en parles de belle façon, et dénonces les marais de leur intérieur.
L'amour demeure surprenant; je te le souhaite charmant.
Bravo.

Abus

Lo-2010-divers09_54

fleche

Par amindaär | il y a presque 2 ans

J'adore! légèreté de l'être et de l'écriture, auto dérision omniprésente, humour grinçant car juste et vrai, bref ça respire le vécu (plus ou moins bien avalé....) Bravo

Abus

Bambou_54

fleche

Par | il y a presque 2 ans

Réjouissant! Merci!

Abus

Je_t_aime_54

fleche

Par prète-moi-ta-plume | il y a presque 2 ans

J'aime bien c'est vraiment bien écrit avec de petites notes d'humour où il faut quand il le faut. Le récit est bien mené et ne tombe pas dans le cliché, vraiment bien

Abus

Bambou_54

fleche

Par | il y a plus d'un an

Je le relis et ça me réjouit toujours autant!

Abus

Soucoupe_volante_couleurs_54

fleche

Par Bibine Poivron | il y a plus d'un an

Je viens de grimper à l'arbre une nouvelle fois Princesse et je ris toujours autant. Trop bon. Vivement que l'inspiration revienne ! A+ j'espère.

Abus

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fleche

Par ZOUZOU | il y a plus d'un an

Moi aussi j'ai grimpé à l'arbre et je m'accroches aux branches pour ne pas tomber et mourirrrrr de rire,buenoooo c'est superbe et quelle imagination

Abus

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