les cerfs volants

- Poème

Marie Jeanne - Ajouté le 07/12/2011 à 23:24

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    Tes yeux deviennent graves,

    Soudain,

    Comme s’ils s’étonnaient de leur couleur

     De mer satinée de bruine.

    Tu t’enroules sur ton silence,

    Paisible vertige.

    Nos sourires, nos paroles, nos histoires, nos chants

    De grandes personnes

    Dessinent des cerfs-volants

    Au-dessus de ton front,

    Tu ne les retiens pas.

    Dans ton retrait,

    Dans ta pensée resserrée,

    Sous tes sourcils qui froncent

    Leur blondeur obstinée,

    Tu tends à rompre l’arc de tes forces  

    Pour garder captifs

    Un instant, encore,

    Les derniers filaments

    Du souvenir de toi.

    Tu t’effaces à toi-même à pas de fragilité,

    Dénudés et blancs.

    Quelle est ta quête petit bien- aimé

    Quel est ton voyage ?

    Ta main tient mon doigt.

    Je dépose mon regard dans le tien.

    J’embarque dans ton navire de nuit et de soleil

    Je me laisse glisser sur tes lacs endormis

    Mon petit bien-aimé

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Commentaires (2)

Colette_mg_9158_54

fleche

Par Colette Bonnet-Seigue | il y a 6 mois

Osmose parfaite avec ce petit bout d'Homme aux cerfs-volant de ses rêves. Très jolis mots!

Abus

Jazz_54

fleche

Par le destructor | il y a 6 mois

beau poème !

Abus

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Arc_en_ciel_54

Marie Jeanne

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elancourt


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