J’ai égaré ton sourire
Au détour du couloir,
Travestissant ton souvenir
En perle de poussière.
J’ai annihilé l‘espoir même,
En quelques mots seulement,
Patinant maladroitement
Sur un océan de mort.
A présent,
Tu ressembles à
Une schtroumpfette
Noyée dans son costume,
Tandis que moi,
Je ne suis plus qu’un
Fruit pourri
Infesté de larves
Qui tournent,
Et tournent encore,
Créant des sillons là,
Au creux de mon noyau.
Finis les borborygmes,
Finies les onomatopées,
Je suis parvenu
A l’articuler,
Devant tous ces hommes
Dont la blouse
Me semblait être
Ton linceul :
C’est fini,
Vous avez mon accord,
Vous pouvez la débrancher.
Commentaires (5)
Par janteloven | il y a 4 mois
C'est étonnant, cette faculté à faire battre le cœur plus vite et soudainement à le glacer... Bravo.
Abus
Par janteloven | il y a 4 mois
Cdc...
Abus
Par stef | il y a 4 mois
J'aime! (si tu pouvais notifier tes textes...)
Abus
Par le destructor | il y a 3 mois
j'adore ce poeme !!!!!! j'aime votre plume ! merci encore merci
Abus
Par Reverrance | il y a 3 mois
Très beau
Abus