Il y a des douleurs qui ne s'apaisent jamais.
Les larmes sont épuisées,
je n'ai plus en moi que l'obscurité.
Je me sens sur le point d'imploser.
Il ne me reste plus qu' à retourner
à la gare, sur les quais.
Je regarde passer les trains.
Il suffirait d'un pas de rien.
Un pas vers l'oubli,
vers la fin de tout chagrin.
Tous ces regrets, finis.
Plus de peur des lendemains.
Au bord des rails tous les soirs,
j'attends que les derniers espoirs
qui me retiennent encore ici
s'effacent et je serai enfin partie.
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