Pensées Anarchiques - Voyage dans la Nuit
Amour - Témoignage
Lézard des Dunes - Ajouté le 14/11/2010 à 11:45
La lumière jaune des lampadaires se reflétait sur les flaques d'eau qui recouvraient la vieille nationale. Il était déjà une heure du matin, et plus aucune voiture ne circulait. La nuit était calme, aussi calme que pouvait l'être un coin perdu de campagne à cette heure ci. Le motel dans lequel on c'était arrêté s'appelait « Au bon arrêt ». Mais franchement, il n'y avait aucune gloire à porter un nom pareil lorsque que l'on était le seul endroit illuminé à des kilomètres à la ronde.
Le parking était sale, de vieux papiers journaux et des morceaux de taisons brisés recouvraient le sol. Les poubelles débordantes s'amoncelaient près de la porte arrière. Une odeur fétide de graisse animal rance emplissait l'air, comme un gaz lourd. Aucune activité quelle qu'elle soit n'animait la cuisine. On s'imaginait facilement le cuisto passer au micro-onde des plats préparés la veille qu'on aurai décidé de garder. La moindre économie étant toujours apprécié. Pas par les clients en tout cas.
Jack avait décidé de s'arrêter ici. Dans quel but ? Je ne savais pas encore. Il avait sa propre logique que je n'arrivais pas encore à cerner. Il exécuta un étrange pas de danse avant de faire volte face, face à ma carcasse plantée là qui ne savait quoi faire dans cet endroit immonde.
- Tu te rappelles là discussion du bar, la dernière fois. Tu sais, ces histoires de nanas.
- Non, et c'est quoi cet endroit glauque ? T'avais pas mieux à faire que de nous amener ici...
- Espèce de crétin, on s'en fout d'où on est et où on va. Te fais pas chier avec ces conneries spatio-temporelles à deux balles. Écoute seulement ce que j'ai à te dire ok ? T'es là pour ça alors joue bien ton rôle. Donc, je demandais si tu te rappelais ce que je t'ai dit à propos des femmes. Hein ?
Il y eu comme un silence. L'atmosphère puait et cet espèce de barge en cuir bordeaux avec une chemise à fleur me reluquait derrière ses grosses lunettes italiennes. J'avais soudainement envie de rentrer chez moi, devant une bonne tasse de thé au jasmin encore fumante. Il fit un étrange claquement de langue indigné avant de reprendre.
- Tu sais, c'est pour ça que tu n'es qu'un sous primate. T'es même pas capable de retenir et d'appliquer ce que je t'ai dit. Abruti, ça fait à peine une année qu'elle c'est barrée, et toi t'es déjà là à attendre le moindre de ses souffles, comme un putain de caniche !
- Bon écoute, rétorquais-je ensuite, t'es bien mignon en puritain de service, mais en ce qui concerne des activités autre que briser des bagnoles et siffoner des bouteilles de bières, t'en mène pas large. Merde mais tu te prends pour qui ? T'es pas le saint prophète mon vieux, et t'as encore pas mal de chose à apprendre !
Dans un sourire, Jack se rapprocha doucement. Son visage à quelques centimètres du mien. Je pouvais sentir l'odeur d'eucalyptus dans son souffle, probablement un chewing-gum sans sucre recommandé par le santé bucco-dentaire.
- D'accord alors explique moi. Depuis le début ok. Et je pourrais voir si ce que je pense s'avère être vrai ou pas.
- Bien, répondis-je en soutenant son regard bleu pâle, si tu veux tout savoir. Elle s'appelle Chloé, cette fille. Et depuis trois ans, elle est comme une fine coupure sur ma peau. Une coupure qui refuse de se refermer. Elle pourrait cicatriser si je n'y pense pas, si je n'y touche pas. Malheureusement, je ne peux pas.
- Et pourquoi tu peux pas, c'est la main du seigneur Jésus qui te force à te branler en pensant à elle ?
- Non. C'est une chose bien plus profonde que ton petit esprit ne peut concevoir. C'est parce que je l'aime. Je l'aime...
- Ouais je vois le genre. Tu savais qu'un coup de foudre était aussi addictif qu'un rail de cocaïne ? Vu ton entêtement imbécile, je suppose que ça doit être vrai. Mais dis moi, elle c'est bien barrée pendant un an cette nana. Et si j'ai bien compris ton histoire merdique, tu t'es engueulé avec elle avant qu'elle parte, et malgré ça, t'es resté là. A l'attendre comme un stupide clébard.
Respect, nan sérieux t'es un chef. On devrait d'accorder la médaille de la fidélité. Tu te débrouilles vachement bien...
- Ah ouais, tu crois tout savoir hein? Peut-être qu'on a eu quelques différents avant qu'elle parte. Elle était avec un autre, et moi j'en avait marre de ces putains de jeux à la con. Moi j'étais pénard, seul et heureux avec ce que j'avais. Puis...
- Ouais, ouais. Ha ha, et elle t'as relancé. Genre « Viens, je veux te voir avant le grand départ vers l'inconnu » c'est ça? Quel abruti. Nan mais tu t'es vu? Accroché à ton bout de carcasse comme un rat. Mais t'as pas compris que tous les autres avaient déjà quitté le navire. Et toi, comme un con, t'as coulé avec l'épave. T'as replongé. Pas mieux qu'un camé. Et tu te dis prêt à sauver le monde ? Prêt à poursuivre tes rêves ? Tu me fais marrer mec.
Je vais te dire comment t'as senti les choses. Dans son appel, t'as senti de la détresse, tu as cru avoir du pouvoir sur cette fille, alors qu'elle t'avait délaissé pour un autre. T'es qu'un sale opportuniste, prêt à sacrifier tes valeurs pour ne serait ce qu'une fois, avoir la possibilité de te croire dominant dans ton rôle de dominé. Tu savais qu'elle étais fragile, et tu voulais la posséder.
Et si j'imprime bien, t'as choisit de garder le contact. C'est vrai que toi, tu restais là sur la terre des chiens galeux pendant qu'elle goûtait l'ivresse de l'inconnu. Tu voulais rester le seul lien qu'elle avait avec le pays des galeux, ton pays en vérité...
- Espèce de connard ! Tu ne sais pas ce qu'on s'est dit ! Tu ne sais rien de ce qu'on a pu partager ! J'étais son confident, on parlait, on partageait bordel. Elle m'a fait part de ses problèmes, et je l'ai aidé, je l'ai protégé !
- Ha ha. Nan mais regarde toi. Tu te prends pour Panoramix le druide ou quoi ? T'avais pas calculé que les bons copains sages et vertueux ça faisait pas bander. Mais réfléchit bordel. T'étais une source de jeu sympa, une bonne machine à taper des flatteries et autres conneries sur un clavier froid. Alors arrête de te faire des films. T'étais rien de plus qu'un répondeur automatique connecté à la France.
- Elle... Elle me disait que j'étais peut-être la seule chose pour laquelle elle porterait un intérêt en revenant...
Jack haussa les épaule en poussant un long soupir. Il enleva ses lunettes de soleil avant de les ranger dans la poche de sa veste. Il ne souriait plus. Et c'est même un air grave qui se peignait sur son visage mince.
- Écoute moi, C'est vrai qu'en temps que mec accro, la moindre parole tapé en vitesse sur un réseau social devait te paraître aussi vrai que l'Ancien Testament. Mais réfléchis. Est-ce que tu écris tout ce que tu penses, tous ce que tu dis ? Non. Tu ne dis jamais la vérité, parce que tu sais qu'elle est précieuse et qu'elle reste ton seul véritable bien. Ben ici, c'est pareil. Les mots, quelle que soit leur beauté, ne reste que du vent prêt à s'enfuir, instable. Considère ce qu'elle t'as écris comme un mensonge. Car les gens ne sont jugeables que par leur actes. Lorsqu'elle est revenue, dis moi ce qu'elle a fait ?
- Elle n'a rien fait, dis-je dans un soupir, comme abattu, pas un mot. Rien. Comme si, comme si nous nous étions oublié. Comme si je n'avais jamais existé.
Pressé par un poids imaginaire, je m'assis à même le bitume du parking mal éclairé. Le sol noir était froid, sale. Je leva la tête vers Jack, les yeux légèrement ankylosé. Droit comme un i, il regardait avec intensité le paysage nocturne qui s'entendait au loin. D'un geste rapide, il sortit une cigarette qu'il alluma presque aussitôt. Des bouffées de fumée pâles s'échappaient de se bouche lorsqu'il continua.
- Oui. Et dans un sens, c'est d'une logique évidente. Elle ne t'aimait pas avant, et c'est pas après avoir fait une année à l'autre bout du monde qu'elle allait retrousser sa chemise et se mettre à penser à toi. On ne pense pas aux choses qui n'ont pas d'importance, ou l'on y fait pas vraiment attention. Mais entre temps, il se trouve que tu as changer. Que la poussière qu'elle et qu'ils t'avaient fait bouffer te rendait toujours de plus en plus fort, de plus en plus agressif, sauvage. T'étais devenu quelqu'un d'autre. Tu n'étais plus celui qu'elle avait laissé sur le bitume.
Tu étais devenu un chien, sentant, reniflant les problèmes, les changements. Efficace, ne faisant plus aucune erreur. Ton objectif, s'était elle. Elle qui avait façonné ton idéal féminin, elle qui inspirait tes textes, elle qui te faisait rêver le soir, elle que tu voulais à tout prix posséder. Ce n'était pas de l'amour que tu ressentais, ni même du désir. Tu la voulais juste en ton pouvoir.
Oui, tu lui en voulais. Tu lui en voulais d'avoir volé tes illusions. La première fois que tu faisais l'amour, c'était fade comparé aux instants que tu passais avec elle. Et t'as tout essayé, le sheat, l'alcool, les filles, les hommes. Mais rien n'était comparable à ce shoot. Rien.
Comme un chien qui se sentait trahi, déchiré. T'as attendu pour la revoir. Tu voulais voir quelque chose...
- Mais rien ne se passait, continuais-je les yeux dans le vide, rien. Juste un bonjour, un sourire qu'en je lui filais des clopes. Rien. Merde, et j'étais quoi moi là-dedans. Un putain d'accessoire, juste là pour flatter l'égo d'une princesse en mal de vivre. J'étais rien, de la merde. Et quand j'ai voulu recevoir, ne serais-ce que l'un de ses dessins, elle m'a dit « Surtout-pas »...
Le poing serré, les mâchoires tendus. Je sentais affluer en moi tout ce que j'avais pu ressentir à cet instant précis. Je commençais juste à grandir, à me dire que je valais quelque chose malgré tous leurs mensonges. J'étais en train de prendre ma fusée pour Titan. Quand elle m'a brisé. L'air de rien. Comme une étincelle sur l'essence...
- Et j'ai explosé, continuais-je encore plus crispé. Elle m'avait déjà brisé une fois. Mais pas deux. Non pas deux. Elle m'avait appris qu'il n'y avait pas que les poings qui pouvaient blessés. Pour me sauver, j'étais prêt à la détruire... Et je l'ai fait. Je voulais la broyer, être son démon. Je voulais qu'elle ressente un étau dans le bide au moindre regard. Je voulais là voir flipper lorsque je me trouvais à moins de 2 mètres d'elle. Elle m'avait laissé tomber, elle m'avait balourdé comme une capote usagée. Je savais que peu de chose suffirait, je savais que je pouvais avoir le pouvoir de la rendre malade.
Alors j'ai continué, j'ai utilisé ce pouvoir, j'ai dit des monstruosités. Et puis... puis j'ai compris. Le jour ou je l'ai fait pleurer, au bout du fil. Je voulais savoir pourquoi elle m'avait laissé, je voulais la briser... mais à cet instant, tout c'est effondré. Je me suis réveillé. Dans mes mains, je tenais peut-être une vie, mais je tenais aussi des valeurs que j'étais en train de perdre... pour de la merde, pour des futilités.
J'avais déjà perdu une fois, et pour la seconde fois, la défaite montrait son visage. Je ne voulais plus me battre, je ne voulais plus briser. J'en avais marre. Je ne voulais plus sentir cette amertume qui vous reste en bouche. Je préférais encore garder ce que j'avais construit durant toute ma vie et laisser s'échapper celle pour qui j'aurais pu prendre une balle.
J'ai ravalé ma fierté, ma putain de fierté. Et j'ai arrêté ce bras de fer que je risquais de gagner. C'était comme après un bombardement. Le silence blesse. Mais c'était terminé, je voulais que ça soit la fin. Que nos deux mondes trop différents pour coexister se séparent pour de bon. Qu'elle ne me regarde plus, que je ne l'a regarde pas. Je voulais que cela se termine...
- Putain d'abruti, mais tu comprends vraiment rien toi, s'exclama Jack en me pointant du bout de sa cigarette, t'es accro, c'est comme une drogue mec. Et là tu rechutes. Et je vais te dire pourquoi. Parce que tu la sens encore une fois seule.
Tu l'as vu, nan ? Et me dis pas que tu fais plus gaffe à ce qui lui arrive, c'est ton côté vieux sage de merde qui cherche à aider son prochain qui te fout dedans. Pourquoi tu crois que tu l'aimes ? Pas seulement parce qu'elle est belle, artiste, fine, sensible, intelligente, mais parce qu'elle est vulnérable. Et toi, les gens qui ont besoins d'aide et qui le mérite, ça te fait dresser la bite. T'aimes tendre ta putain de main aux chiens galeux qui croisent ton chemin. Quelle connerie, Vis ta vie merde ! Regarde ou sa t'amènes cette nana ! Tu replonges avec ce putain de bateau duquel tu n'es pas encore sorti ! C'est ce genre de plan que va te compromettre, nous compromettre. T'as pensé à tes écrits, à tes histoires, à tes poèmes merde ! Et tu penses que cette fille peut t'apporter quelque chose ? Hein ? Le seul cadeau qu'elle t'es fait c'est de te noyer dans la boue pour apprendre à te relever seul à et devenir un roc. Elle n'a pas besoin de toi. Mais toi, il suffit de la voir et en pull long à mi cuisse pour te faire bander.
Tu me déçois, je te pensais plus fort. Tu t'es fais tabasser, cogner, insulter, rabaisser, expulser, laminer. Et tu voudrais me dire que ça, ça te dépasses ? Laisse moi rire. Laisse moi rire merde !
En ce qui concerne les femmes, t'es toujours un puceau de la vie mec. Il faut se faire à cette idée. T'étais trop sympa, tu voulais trop l'aider, tu voulais trop partager. Les filles normales se foutent des mecs comme ça, ou elle veulent pas assumer. Elles te gardent comme le pote sympa poète et ténébreux pendant qu'elle se tape le beau mec sportif, bronzé, 1m80 dans le fond du jardin. Oui, parce que toi, t'es pas assez con pour jouer ton mec viril à tout craint et prêt à te conformer au dogmes de notre putain de société. T'es pas grand, t'es pas blond, t'as pas les yeux bleus. Elle t'as confronté à la réalité, celle qui veut pas que les types à part est leur chance. Parce que ça dérange et surtout parce que ça effraie. Dans ton putain de mp3, y a pas toutes la cliques des nouveaux groupes pseudo-techno psychédélique de bourgeois, tu portes pas de marques, tu trouves que cloper c'est un truc de faibles.
Mais regarde toi bordel, t'es pas fait pour ça. T'as cru qu'elle pouvait être différente, hors du cadre. Mais tu t'es planté, et c'est la seule fois que tu t'es plantée sur quelqu'un. Elle a fait son choix, et t'étais le poids mort. Et tu ne l'as pas cru, mais après coup, t'as essayé, passer pour un con qui parle de cul et de bagnole. Qui fait le malin et qui parle fort en épatant la galerie des gueux. Et là, t'as emballés, sans être toi, en mentant comme dealer.
C'est dur de comprendre qu'elle ne pouvait t'aimer pour ce que tu étais, parce que tu n'étais pas ce qu'il faillait. Elle a dit des choses sur elle, sur toi, sur tout, qui n'étais qu'un souffle dans la tempête. Des craques, que des craques. Des mots sur lesquels tu ne poses pas d'actes.
Et pour ça, elle te dégoûte autant qu'elle t'attire. T'es dans une position de merde, dangereuse. Tu le sais mais tu ne sais plus quoi faire. La briser ? Tu veux pas même si tu peux. Reprendre contact ? Elle te vois comme la peste incarnée. La laisser en paix ? Tu peux pas décrocher de ta dope en un tour de bras. Et puis, le fait qu'une pauvre fille comme elle t'en ai foutu sur la gueule alors que tu tenais tête à des tarés violents, ça passe pas, par pure fierté.
T'as un an à faire, et après ce sera finit. Mais entre temps, se sera la merde.
Jack tira une dernière fois sur sa clope avant de l'écraser sous sa semelle. Quant à moi, je fixais les lumières de la ville qui se dessinaient au loin. C'est vrai que j'avais désiré tout faire avec elle. Mais je n'ai pas pu. Et ça, ça rendait fade tout le reste, comparé à ce que j'avais ressentie cette soirée là. Je me retourna vers Jack qui bricolait je ne sais quoi avec son cran d'arrêt.
- Et le pire, c'est qu'elle m'a dit qu'elle ne se rappelait de rien. Alors que moi, j'avais encore tout en tête. Chaque souvenir, je les époussetaient tous les jours avant de les ranger dans une case de mon esprit. C'est de mon ressort maintenant, on verra bien ce qui arrivera.
T'as pas un truc de fort sur toi là ?
- Si, une pipe et un bon sachet de weed, ça te tente ?
- Ouais, fait tourner.
Pendant que Jack préparait son calumet de la paix. Je me retourna encore une fois vers le ciel. Les étoiles brillaient. Je le savais dans le fond, là haut, c'était chez moi. « Je me suis déjà barré du bateau Jack. Mais le problème, c'est que je ne peux pas m'empêcher de me retourner... ».
Le malade en blouson bordeaux me tendit brusquement la pipe, une épaisse fumée blanchâtre s'échappait déjà de ses narines.
- Sers toi, c'est de la bonne.
Je me saisis en silence du calumet à cannabis et inspira une grande bouffée de fumée épicée. J'avais le sentiment que le nuit n'allait pas cesser de durer.
Signé Lézard des Dunes © 2010
Tags :Mon histoire, Amour, Nuit, Cannabis, Bordel
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Commentaires (12)
Par Bibine Poivron | il y a plus d'un an
C'est triste mais j'aime beaucoup. Très bien écrit Lézard. Si le gars était mon ami, je lui dirais qu'il ne doit jamais se faire humilier. L'amour, c'est pas ça. Ce que tu décris, c'est plutôt une perte de temps et le cannabis, une perte précieuse de vie...
Abus
Par Kô | il y a plus d'un an
Lézard, je n'ai pas de mots pour commenter ça. Un coup de coeur!
Abus
Par Léo | il y a plus d'un an
Il faut que je te dise que depuis GTO, je ressens comme un énorme déclic dans ton écriture, sûrement le format long qui te réussi à merveille et peut être une libération des sentiments même par procuration au travers de ce manga...
Abus
Par Léo | il y a plus d'un an
Ce texte est profondément puissant et vrai, une vraie mise à nu des sentiments humains même des plus destructifs, l'aliénation en lisière, la fragilité des êtres aimants. Je vais arrêter là, ce texte authentique et sans concession est pour moi un coup de coeur. Vraiment bravo !!!
Abus
Par Léo | il y a plus d'un an
Le changement d'avatar, n'est peut être pas fortuit.. Bien à toi !!!
Abus
Par Thelma | il y a plus d'un an
j'ai accroché dès les premiers mots lâchés, et j'ai tout avalé d'une traite.. merci pour ce partage que chacun a vécu un jour ou l'autre.. sauf pour le cannabis.. moi c'est la clope! pas mieux,note...;-). Merci à toi Lézard sensible..
Abus
Par Ghregg | il y a plus d'un an
Super Lézard..! L'intimité, les coulisses d'une relation houleuse, le désir, l'adiction, l'aliénation des êtres face à la sexualité, la violence et le mensonge...Très chouette vraiment!
Abus
Par lapoisse | il y a plus d'un an
Ce Jack, c'est un peu comme Jiminy Cricket, super Lézard.
Abus
Par interlude | il y a plus d'un an
* Truc pouce en l'air *
Abus
Par June | il y a plus d'un an
Je viens de lire, finalement. Et c'est très bien raconté, très, très fort. A la seule différence que c'est vrai, et que mon texte c'est de la fiction. Mais je connais ce que tu as vécu. C'est vraiment poignant. Enfin personnellement j'ai trouvé ça poignant. Et puis c'est raconté comme ça, quand les mots viennent. En fait, ça me fait penser à Fight Club. ( Rien à voir surement, mais bon ! ) J'arrête d'épiloguer. Mais ça me parle énormément. Et ça va être mon premier coup de coeur, en fait. Allez, j'arrête définitivement d'épiloguer.
Abus
Par malika | il y a plus d'un an
captivant!!!simple, direct et hyper efficace!!!j'aime!
Abus
Par la tête en neige | il y a plus d'un an
Juste un petit truc, juste pour t'embêter. Les verbes du premier groupe au passé simple, a la première personne du singulier, c'est -ai. genre : Je me saisis en silence du calumet à cannabis et inspirAI une grande bouffée de fumée épicée. (Tu t'imagines vraiment dire : et j'inspira ?
(A plusieurs reprises en plus hein, inadmissible ^^)
En tout cas, mise a part cette minuscule faute, toujours aussi captivant et intense. En espérant que le romantique que tu es se détachera un jour de cette histoire trop lourde a porter. Et aussi, c'est pas parce qu'un mec fait pas 1.80 qu'il est pas attirant, juste pour l'anecdote X)
En tout cas, le désir est incroyablement bien restitué. Bravo Lézard !
Abus