Petit Prince version 2010

Enfance - Poème

Benjamin Toumelin - Ajouté le 12/09/2010 à 12:35

Certifié le : 12/09/2010 à 13:12

Lire

Noter

121 lectures


Loading

    Ici les enfants courent et tombent
    A dix ans on rêve d'avenir
    Les enfants courent droit dans leurs tombes
    Et tu n'as pas l'âge pour mourir

    Y'a ton sourire qui m'ensorcelle et tes yeux appellent au secours
    Dans la laideur d'un arc-en-ciel dont les couleurs reflètent l'amour
    Est-ce que tu croyais nous mentir quand les banlieues se consumaient
    Quand tu nous révélait le pire, est-ce d'ici dont tu nous parlais ?
    Combien de bombes ont dû tomber avant que les Grands Cons comprennent
    Que le sang s'écoule de la plaie, que l'argent couche avec la haine
    Les étendards qu'on a brandis pour se sentir rois d'univers
    Les épées dans les incendies et la bravoure des volontaires

    Ici les enfants courent et tombent
    A dix ans on rêve d'avenir
    Les enfants courent droit dans leurs tombes
    Et tu n'as pas l'âge pour mourir

    Sous le sang, le vent et l'emprise, t'as essayé de t'envoler
    Dans les airs, les étoiles, la brise, mais ta navette s'est écrasée
    A croire que c'est le rôle d'un Prince de rester là, d'agoniser
    Alors t'as marché jusqu'à Reims te faire sacrer, signer la paix
    La fleur au bout du fusil dans les campagnes et dans l'oubli
    Certains t'ont vu marcher l'air fier, le sourire au bord de leur guerre
    En travers les balles sifflantes, la fumée des bombes éclatantes
    La légende raconte ton courage, Petit Prince aux mille visages

    Ici les enfants courent et tombent
    A dix ans on rêve d'avenir
    Les enfants courent droit dans leurs tombes
    Et tu n'as pas l'âge pour mourir

    Y'a ton sourire qui m'ensorcelle et tes yeux appellent au secours
    Dans la laideur d'un arc-en-ciel dont les couleurs reflètent l'amour
    Le monde entier t'appartenait, et pourtant tu t'en es allé
    Petit Prince d'amour à tes heures, parti bien tôt vers la lueur
    Souvent encore je pense à l'heure, si loin des yeux mais dans nos cœurs
    L'heure où tu nous embrassas, celle à laquelle tu nous quittas,
    Tu nous parlais d'Univers, quelle ironie t'es dans la terre
    A dix ans on rêve d'avenir, on peut d'ailleurs vite en mourir

Tags :Le petit prince enfant guerre soldat

Musiques liées

Aucune chanson liée.

Photos liées

Vidéos liées

Aucune vidéo liée.

Commentaires (1)

Bambou_54

fleche

Par | il y a plus d'un an

Emouvant, merci!

Abus

Son profil

Ben_54

Benjamin Toumelin

Auteur

Compositeur

Vélizy


Contacter

Ses autres textes