Pour toi la belle et le mystère, l'inconnue qui m'a parlé. Les pieds posés dans le wagon et mon regard, flèche ardente t'avait déjà repéré. La tête fière et bien dressée, le nez taquin de volupté, et l'esquisse nageant dans ta bouche d'un monde de rire et de raillerie. Ce regard en coin qui survole l'âme me mit à nu comme jamais la tentation, ni le divin, ni l'ivresse et l'oubli ne l'avait fait. J'y vit la force et le triomphe, la joie de pouvoir dominer. Le mal, le bien d'un commun accord qui se partageait ce visage semblait dans l'instant m'avoir choisit pour me moquer. Les plaintes je les hais, je les exècre, je les massacre à tour de bras. Mais que puis-je faire moi l'innocent, quand bien même ils sont là et me voient, s'il naissent de ta bouche et tes os, que je les sens derrière ta peau tous prêt à poindre dès les premiers mots qui pleins d'une grâce nonchalante daignèrent s'échapper à grand flot. Dans les mots je me retrouvent, ceux jetés sur le papier. Les échanges, les premiers se devaient de naître de ce côté. Et c'est par livre interposé, œillades cachées entre 2 pages et l'air de rien par la fenêtre que prennent les braises, machiavel complicité. Pour toujours cela durera, la vision d'un ange égaré consumé par la tromperie de l'enfer croisant ma ruse et mes mensonges. Toujours eux au détour du carrefour des âmes esseulées, en embuscades ils me guettent, me traversent de leur serres de velours, me pillent de la vérité qui me fuit et tout mon être pour au final n'en rien laisser. Que puis-je donc, moi, au milieu de tout ça, ce champ de bataille détruit par le feu des canons, des mots qui fusent comme des balles d'artilleurs et au passage arrachent peu à peu la peau de nos masques.
Que reste-t-il sans les masques ? De moi je le sais, il ne reste plus rien qu'un vaste vide sans profondeur, que nulle grâce ni lumière ne pourra sublimer. Il reste la lâcheté qui me domine, la crainte de quoi?, je ne sais pas, un doute qui aurait dû être là mais sans doute aucun l'ai-je trop vite écarté. Que les coups du remord me paraîtraient doux face au vice dévorant de l'acide infâme qui parfume mes regrets !
Je ne sais pas, je ne sais plus, déjà j'oublie mais que m'importe, c'était pour toi belle inconnue. La prochaine fois je m'en foutrais.
Commentaires (8)
Par Vertige Des Points | il y a plus d'un an
Quelques petites fautes d'orthographe mais sinon, de belles phrases !
Abus
Par Kira | il y a plus d'un an
Un bien beau texte, tu as fais un bon choix en le mettant en ligne.
Pour être aussi crasseux et laid, c'est sans doute la photo d'un wagon du RER A que tu as mis en photo liée non?
Abus
Par bob tass | il y a plus d'un an
Beau texte décidément !
Abus
Par Jack | il y a plus d'un an
Le dessin d'un artiste inconnu d'un RER, probablement le A si l'on en croit la structure oui
Abus
Par Uthopia | il y a plus d'un an
De très belles phrases en effet! Que d'images dans ce texte, j'aime beaucoup!
Abus
Par Akuma-haiiro | il y a plus d'un an
Hé bien camarade ! Je crois que nous avons la meme inspiration :D, raah.. saez is a god
Allez ! tes direct dans mes amis ^^
Abus
Par Rebecca BROCARDO | il y a environ un an
"j'y vit" ? "je m'en foutrais" ? mais sinon c'est un chouette texte qui me rappelle la vie de tous les jours ;)
Abus