Sacem

Au commencement de l'hiver

Poème

Frédéric Clément - Ajouté le 18/12/2011 à 08:19

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    Ceux qui, bien qu'absents, vous emplissent

    Et sont comme en vous certains soirs

    Ceux-là qui jamais ne vieillissent

    Au berceau de votre mémoire

    Et qui sourient

     

    Ceux dont les amours éternelles

    Vous ont, à jamais, sur le cœur

    Attaché une paire d'ailes

    Qui sait le chemin du bonheur

    Du Paradis

     

    Et chaque hiver, et chaque été

    Et chaque automne… Ô Désespoir !

    Passent tous ceux qui m'ont aimé

    Au caveau de mes idées noires

    Où rien ne luit

     

    Il semble qu'ils pleurent un peu

    En souvenir de nos ivresses

    Déposant des bouquets d'adieux

    Au tombeau des belles promesses

    Que j'ai trahies

     

     

    Fidèles d'entre les fidèles

    Ô Doucereuse Survivance !

    Ceux qui font que la vie est belle

    Ont quelque chose de l'enfance

    Qui leur survit

     

    Ils ont apprivoisé ma mort

    Moi qui les ai tant fait souffrir

    Ceux qui m'aimaient m'aiment encore

    Et je n'ai plus rien à offrir

    Qui ait un prix

     

    Non ! Je n'ai plus rien à offrir…

    Elle a tout pris !

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Commentaires (23)

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fleche

Par SallyHelliot | il y a plus d'un an

alors l'absence devient présence...
"au commencement de l'hiver", il y avait une douce présence...dans un tiroir à mémoire.
Merci Frédéric.

Abus

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fleche

Par stef | il y a plus d'un an

Jolie scansion et belles images se marient avec bonheur sous le voile des frimas!

Abus

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fleche

Par Frédéric Clément | il y a plus d'un an

Merci à toi SophieA, ma première.
Prends soin de ce tiroir, Sally, il est aussi précieux que son contenu.
Des images posées sur un tempo qui s'installe lentement... Comme l'hiver, stef, comme l'oubli.
Ne dit-on pas, tendresse, que le vrai talent est de savoir en trouver aux autres?

Abus

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fleche

Par mesly | il y a plus d'un an

"Ils ont apprivoisé ma mort

Moi qui les ai tant fait souffrir

Ceux qui m'aimaient m'aiment encore

Et je n'ai plus rien à offrir"

j'aime particulièrement ce passage!

je sais bien que le " qui ait un prix" permet de "garder une cohérence" et / ou une structure dans le nombre de pieds etc. mais pour moi "Ils ont apprivoisé ma mort

Moi qui les ai tant fait souffrir

Ceux qui m'aimaient m'aiment encore

Et je n'ai plus rien à offrir" se suffit à lui seule! au diable (parfois) les conventions poétiques/ littéraires!

"Ceux qui m'aimaient m'aiment encore" .... Beau.

Abus

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fleche

Par Carmen P. | il y a plus d'un an

Un rythme qui accompagne les maux du poète.
Un rythme qui borde et berce la douleur...la maintient au chaud, au doux, pour la transformer en quelque chose de beau qui durera.

Abus

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fleche

Par Frédéric Clément | il y a plus d'un an

Commentaire qui me touche, Colette, et en rime pour couronner le plaisir!
Merci Valérie.
Une contrainte n'est pas une convention, mesly: "Et je n'ai plus rien à offrir" n'a pas assez de force pour l'image souhaitée. Car il nous reste toujours quelque chose à offrir, même dépouillé de tout. Mais n'avoir plus rien à offrir "qui ait un prix" à ses yeux à soi, et l'avouer, voilà atteint le comble de la douloureuse honnêteté amoureuse.
Enfin, chère Lisa, pourquoi diable laisserait-on entrer l'espoir?... Qu'il reste dehors!

Abus

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fleche

Par Frédéric Clément | il y a plus d'un an

Ce qui est hors de prix, Anne, pas ce qui n'en a pas! ;-)

Abus

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fleche

Par Pascal GERMANAUD | il y a plus d'un an

Du beau, du beau, du beau texte et les souvenirs qui nous préservent ! Bravo, Frédéric...coup de coeur !!!

Abus

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fleche

Par Ysa | il y a plus d'un an

Offrir n'a aucun prix...juste la valeur du regard posé sur le cadeau.
Ouvrir les yeux et s'avouer que c'est juste douloureux...mais pas inexistant.
J'aime aussi.

Abus

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fleche

Par Matou | il y a plus d'un an

A mon humble avis tu as déjà été bien plus percutant au niveau de la forme (dans "Tu Changes" par exemple), mais jolie mélancolie.

Abus

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fleche

Par JB | il y a plus d'un an

Que dire qui ne l'ai déjà été...
Bravo pour ce magnifique texte Frédéric.
Eh bien ajouter un coeur tiens !

Abus

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fleche

Par elsa saint hilaire | il y a plus d'un an

Je mets deux prénoms sur tes mots. Ceux qui ne me quittent pas au-delà de la tombe depuis ma naissance. je leur offre l'amour qu'ils ont déposé en moi. Merci Frédéric...

Abus

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fleche

Par hel'écrit | il y a plus d'un an

Excellent et très touchant... Merci.

Abus

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fleche

Par ellisabee | il y a plus d'un an

Toujours touchée par ta poésie, très beau poème.

Abus

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fleche

Par Nephtalyah | il y a environ un an

Sa me fait penser aux poêtes romaniques qui expriment la mélancolie, nostalgie. .. T'es un tres bon poête

Abus

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