Pitoyable nuit du 20 mars 2011

- Pensée

Slive - Ajouté le 03/04/2011 à 18:05

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    Ce soir, j'écris pour les esprits somnambules.

    J'écris avec un crayon à papier en espérant que mes mots ne se transforment pas en biographie, mais plutôt en dessin que vous pourrez accrochez au coin de votre esprit, sur l'un de vos murs. Comme j'ai eu la chance de le faire pour la geisha qui passe ses nuits à mes cotés.
 


    J'aimerais parler au nom des hommes qui, comme moi, sont aussi au purgatoire. Ceux qui marchent sur la corde au dessus de ce néant en ce demandant quand ils vont, enfin, pouvoir trébucher.

    Comme si tout ça pouvait se préparer.
    Pour vous, les gars, qui savez ce qu'inspire la douleur trop souvent surestimée qu'une femme peut nous apporter. Ceux qui croisent leur aimée chaque jour durant, à chaque coin de rue, chez la boulangère, castorama ou simplement au marché.

    Je ne vous cache pas que, au sens littéral du terme, il y a à coté de moi assez d'alcool pour faire perdre la tête au plus résistant des hommes, que je me damnerais pour une simple cigarette et que mes yeux sont rouge et tremblants.

    L'écran de mon ordinateur est, lui aussi, fissuré par une colère sous estimé.

    J'ignore si il est encore utilisable au moment où j'écris ces mots et pourtant, Dieu sait que je vais sûrement recopier plus tard ce que je copie en ce moment même.


    Elle m'aimait pourtant, si je vous assure que c'est vrai.
    L'genre de femme qui rentre en vous et se loge dans tous les recoins de votre corps au point qu'il ne vous appartient plus, même lorsqu'elle n'est plus là.
    Vos gestes, vos directions, vos envies sont dictés que par elle.


    Vous rendant compte de votre bassesse, le matin, vous jaugez ce miroir.
    Le ventre qui prend un peu d'ampleur, les cernes qui perdent de leur savoir-vivre et surtout cette main posée coquinement sur votre pénis, les dimanches matins où elle avait le temps pour vous.


    Ses bras ne vous entoureront plus, ses lèvres ne vous toucherons plus. Ne vous faites pas à l'idée qu'elle vivra encore des jours heureux avec un autre homme vous vous ferez bien trop de mal, pire que ça, ne commencez pas à proférer des termes du style : C'est une salope. Putain ! De toutes manières, c'est qu'une conne. Je l'a hais ! C'est de sa faute..

    Vous savez pertinemment que c'est faux, qu'il n'y a pas de responsable si ce n'est le type bedonnant que vous voyez dans cette glace, pitoyable, cadavérique. Comme vous, je suis cet homme là. A boire un alcool fort, alors que je n'aime pas ça. A vouloir fumer, alors que ça non plus, je n'aime pas.

    Juste pour la remplacer par une autre doctrine.

     

    J'aimerais me donner des airs alors que les seuls airs que j'ai, sont ceux d'un type qui regarde la lune en lui parlant.
 


    Un type qui s'est mit à lire des livres juste parce qu'elle en lisait aussi, un type qui a comme seule culture, le plaisir de ses compagnes.
 


    Un simple type qui pense qu'il va vivre la nuit la plus courte de toute son existence.

    Un type qui n'est plus avec cette femme depuis, pourtant, deux ans.

     

    Nuit du 20/03/2011

    corrigé par : Lousalome

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Commentaires (12)

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fleche

Par Gisèle Prevoteau | il y a environ un an

Douleur incisive. Un beau texte Slive. Coup de coeur.

Abus

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fleche

Par Marcel | il y a environ un an

La femme de sa vie,on la trouve dans le bus ou au café.à condition d'oser l'aborder.

Abus

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fleche

Par Lézard des Dunes | il y a environ un an

Profondément touché. Je cris, Présent ! Coup de Coeur pour moi aussi.

Abus

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fleche

Par Thierry Marie Charles | il y a environ un an

je connais aussi cette douleur là, ne cesse pas pour autant de lire et je te souhaite de tourner d'autres pages :+)

Abus

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fleche

Par Léo | il y a environ un an

Salut Slive, une refonte des sentiments dans une version appliquée et soignée, musique et photo qui ne dépareillent pas. Au contraire ça porte ton sentiment énorme d'émotion. Je voulais te remercier pour cette phrase qui est extraordinaire et qui résonnera longtemps dans mon cervelet et coeur : "les seuls airs que j'ai, sont ceux d'un type qui regarde la lune en lui parlant.
" Sublime, je l'aurais bien vu en conclusion, ça aurait parachevé ce très beau texte (mon avis personnel peut être à tort). J'ai hâte de lire ton prochain texte Slive.Je valide les 5 coeurs bien mérités !


Abus

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fleche

Par saki | il y a environ un an

oui!c'est un beau texte douloureux.

Abus

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fleche

Par la tête en neige | il y a environ un an

Très touchant, très profond ... un soupir me vient, comme si je connaissais, comme si j'avais vécu, des morceaux, des fragments de ce que tu écris ... aussi loin soient les souvenirs, ils sont là ...Merci et bravo.

Abus

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fleche

Par MLS | il y a environ un an

Comme c'est beau, dans la douleur !! Appuyer son existence sur l'autre, quel qu'il soit, quelle qu'elle soit. Ma corde sensible a été touchée et te renvoie une note d'espoir !

Abus

Mmm_54

fleche

Par Le-Cariboo | il y a environ un an

Magnifique, sincère et douloureux à la fois... chapeau! coup de coeur !

Abus

Photos_libres

fleche

Par 3D | il y a environ un an

Mon coup de coeur à moi aussi :-)

Abus

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fleche

Par AGATHE | il y a 12 mois

je lis ce text simplement maintenant après ce dernier où je n'ai pas été très sympa. Ta douleur me touche, je comprends mieux.

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Abus